Le fonctionnement de la Bourse

La Bourse est définit comme un « lieu, édifice public où se réunissent, pour traiter de leurs affaires, les personnes (négociants, courtiers, opérateurs des sociétés de Bourse, etc.…) qui se livrent au commerce ou à des opérations financières. » (Source : Larousse). Son rôle est essentiel pour une allocation efficace des ressources. Cet article tachera de présenter les principales caractéristiques d’une Bourse tels que son fonctionnement, son utilité ou encore les contrats qui s’y échangent.

Fonctionnement de la Bourse

Chaque individu peut passer des ordres en Bourse. En revanche, l’accès direct à la Bourse est très réglementé. Seuls les prestataires de services d’investissement (PSI) peuvent traiter directement sur la Bourse. Ainsi un particulier ou une entreprise souhaitant acheter ou vendre des actifs en Bourse devra passer son ordre à un intermédiaire financier qui transmettra à son tour l’information à un PSI.

Il n’est pas possible de négocier 24h/24 sur une Bourse. Chaque Bourse présente des horaires d’ouverture et de fermeture qui lui est propre. Ainsi Euronext ouvre à 9h le matin et clôture à 17h30.

Avec le développement de l’informatique, les Bourses ont progressivement délaissées le fonctionnement à la criée pour devenir de puissants réseaux électroniques. C’est ainsi que la Bourse de Paris est aujourd’hui déserte.

bourseparis

La bourse permet d’échanger différents types de produits financiers. Les titres financiers tels que les actions ou les obligations sont des produits boursiers très répandus. La Bourse permet aussi de traiter des produits dérivés tels que les futurs, les swaps, les warrants, etc.…

Rôle d’une Bourse

Le rôle d’une Bourse est multiple. Elle permet notamment :

A une entreprise ou à un Etat de trouver des ressources financières importantes. En s’introduisant en Bourse ou en procédant à une augmentation de capital, les entreprises accèdent à des sources de financement supplémentaires.

Aux entreprises de mieux gérer leurs risques et de se couvrir par l’achat ou la vente de produits dérivés.

A des investisseurs de placer leurs épargnes dans des produits boursiers. Un particulier peut notamment, à travers la souscription à un PEA ou à un compte-titres (voir articles PEA et compte titres : que choisir ?), devenir un actionnaire ou un créancier d’une entreprise (ou créancier d’un Etat). Le marché primaire permet à un investisseur d’acheter des actions à leur émission. Le marché secondaire permet, quant à lui, à un investisseur d’acheter ou vendre des titres déjà émis.

A l’ensemble des acteurs d’assurer la liquidité de leurs produits boursiers. Les Bourses facilitant la rencontre entre acheteurs et vendeurs, les investisseurs pourront donc plus aisément acquérir ou se séparer d’un produit boursier.

A l’ensemble des acteurs de connaitre la valeur, aux yeux des investisseurs, d’une entreprise, d’une créance, etc.…. Cette valeur peut d’ailleurs être decorrellée de la réalité économique mais elle reflète l’impression du marché à ce moment précis.

Protection contre le risque de crédit

Les Bourses sont dotées d’organismes permettant de prévenir le risque de contrepartie : les chambres de compensation (clearing house en anglais). En s’interposant entre l’ensemble des acheteurs et des vendeurs de produits dérivés, la chambre de compensation protège les différentes contreparties contre le risque de défaut de l’une d’entre elles. Elle devient la contrepartie unique de l’ensemble des opérateurs.

Pour prévenir ce risque de défaillance, la chambre de compensation a recours à deux procédés :

Le dépôt de garantie : Montant obligatoire versé par l’acheteur et le vendeur à la chambre de compensation. Ce montant est censé couvrir le paiement de deux journées de pertes maximales.

Les appels de marge : Système permettant d’éviter une accumulation de pertes importantes pour une contrepartie. Chaque jour, à la fin de la séance de transaction, la chambre de compensation valorise l’ensemble des positions des opérateurs sur les marchés. Si un opérateur présente une perte, alors sa moins value potentielle va lui être prélevée de son dépôt de garantie. A l’inverse, un opérateur présentant un gain verra son dépôt de garantie crédité de sa plus value potentielle.

Exemple :

Par leurs modes de fonctionnement, les chambres de compensation ont favorisé la spéculation. Ainsi il est possible de prendre position sur des sommes considérables tout en ne déboursant directement qu’un pourcentage relativement faible de cette somme. En outre, il sera facile de déboucler sa position avant son échéance et donc d’avoir un dénouement par compensation (flux monétaire).

A noter que les chambres de compensation peuvent avoir des statuts juridiques différents. Elles peuvent ainsi être :

un département de la Bourse,

une institution financière indépendante,

une institution contrôlée par les principaux membres d’une Bourse,

une institution contrôlée par une ou plusieurs Bourses.

L’investissement en actions

Qu’est ce qu’une action ?

Une action est un titre de propriété représentant une fraction du capital social d’une société. Son acquisition confère à son détenteur certains droits tels que : un droit de vote lors de l’assemblée générale, le droit à l’information et le droit à une partie des bénéfices versés sous forme de dividendes. 
Les actions sont introduites en bourse sur le marché primaire par les sociétés émettrices souhaitant financer leur développement. Elles sont ensuite cotées et échangées entre les investisseurs sur le marché secondaire.

Le cours d’une action

Initialement à sa valeur nominale, le cours d’une action varie en fonction :

  • de la rencontre de l’offre et de la demande,
  • de la confiance du marché dans la capacité de l’entreprise émettrice à réaliser des profits futurs.

Le cours d’une action est sensible à l’environnement macro-économique (environnement politique et économique général non spécifique à la société émettrice) et à l’environnement micro-économique (environnement propre à l’entreprise tel que sa situation financière).

Les deux types de gains espérés lors de l’achat d’une action

L’acquéreur d’une action peut espérer 2 types de gains :

  • Une plus-value : si le prix de vente de l’action est supérieur à son prix d’acquisition.
  • Un dividende : si la société émettrice décide de redistribué une partie de ces bénéfices à ses actionnaires.

Quand investir en actions ?

L’investissement en actions est considéré comme plus risqué que l’investissement obligataire. En effet, la performance d’un investissement en actions dépend directement des performances de l’entreprise et donc de sa capacité à générer des bénéfices. Il n’est donc ni garanti ni déterminé à l’avance. De plus, la variation du cours de l’action en fonction de paramètres difficilement prévisibles peut entrainer des plus values ou des moins values plus ou moins importantes. Cependant, les investissements en actions peuvent présenter des performances extrêmement intéressantes sur le moyen-long terme. L’horizon de placement recommandé est donc d’au minimum 5 ans.
Certaines situations économiques peuvent favoriser l’investissement en actions au détriment de l’investissement obligataire. Ainsi en période de hausse de la bourse, la remontée des cours des actions, favorisant les plus values, peut rendre judicieux un investissement en actions.

Comment investir en actions ?

Il existe deux façons d’investir en actions

  • Directe,
  • Par l’achat de parts d’OPCVM.

Le placement direct

Les investisseurs bénéficient aujourd’hui d’une multitude de banques et de courtiers en ligne leurs proposant l’accès aux plateformes de cotation officielle (Nyse Euronext) ou l’accès à leur propres cotations. Chaque épargnant peut donc faire son choix suivant ses souhaits et ses contraintes.
En outre, le développement des banques et courtiers en lignes a rendu extrêmement facile le passage d’ordres d’achat ou de vente d’actions en bourse. Ces ordres peuvent s’effectuer par téléphone. 

L’achat de parts d’OPCVM

L’achat de parts d’OPCM (Organisme de Placement Collectif à Valeurs Mobilière) permet à un épargnant d’acquérir des actions dans le cadre d’une gestion collective d’un portefeuille d’actifs financiers. Ce choix de la gestion collective présente des avantages tels que :

  • l’accès à la diversification : en souscrivant à un OPCVM, un épargnant accède à la diversité du portefeuille financier de cet OPCVM et ceux quelque soit le montant engagé.
  • une optimisation des risques : la variété des investissements permet une meilleure répartition des risques.
  • une gestion confiée à des professionnels.

Pourquoi investir en actions ?

Aujourd’hui, les tarifs proposés sur le passage d’ordres en bourse par les banques et les courtiers en ligne sont devenus extrêmement attractifs. En revanche, des droits de garde sont prélevés une fois par an par la banque ou le courtier en ligne.
De plus, tout épargnant qui choisit d’investir en actions dispose d’un droit d’information. Ainsi, la société émettrice se doit de mettre à la disposition de ces actionnaires les informations concernant sa situation financière et les évènements marquants qui la concernent. 
Enfin, si l’épargnant décide d’acquérir des actions via un Plan d’Epargne en Actions (PEA), il peut bénéficier d’avantages fiscaux sous certaines conditions (voir article Compte-titres et PEA).

Fiscalité du PEA

Comme nous l’avons décrit dans l’article PEA ou compte titres : que choisir ?, le Plan d’Epargne en Actions (PEA) est un support permettant l’achat et la vente de valeurs mobilières moins souple que le compte titres. En revanche, le PEA bénéficie d’une fiscalité avantageuse sur le moyen et le long-terme. Nous allons voir, à travers cet article, que la fiscalité d’un PEA dépend de la date du premier retrait effectué.
Rappel : un retrait effectué durant les 8 premières années entraine la clôture du PEA et la vente de l’ensemble des valeurs mobilières qui lui sont liées.

Fiscalité du PEA avant 2 ans

Les plus-values sont imposables, et ce dès le premier euro, a un taux majoré de 22,5%. De plus, les plus values sont soumises aux prélèvements sociaux (13,5% depuis le 1er janvier 2011).

Fiscalité du PEA entre 2 et 5 ans

Entre 2 et 5 ans, le taux d’imposition des plus-values est de 19% auxquels s’additionnent 13,50% de prélèvements sociaux et ce dès le premier euro.
A noter que les retraits anticipés, effectués avant 5 ans (y compris les deux premières années), peuvent bénéficier d’une exonération sous certaines conditions :

  • décès du titulaire du PEA,
  • rattachement à un autre foyer fiscal possédant déjà des PEA,
  • création ou reprise d’une entreprise dans les 3 mois suivant la clôture du PEA,
  • départ du contribuable à l’étranger.

Fiscalité du PEA entre 5 et 8 ans

Les plus-values sont exonérées d’impôts. En revanche, elles seront soumises aux prélèvements sociaux.

Fiscalité du PEA après 8 ans

A partir de huit années d’existence, il est enfin possible d’effectuer des retraits sans clôturer son PEA. Les plus-values sont exonérées d’impôts et seules les plus-values réalisées dans le cadre des retraits effectués sont soumises aux prélèvements sociaux.
En outre, il est possible de transformer son capital en rente viagère. Cette rente est exonérée d’impôts mais elle est soumise aux prélèvements sociaux.

Fiscalité du compte titres

Un compte titres donne la possibilité à un épargnant d’investir dans des valeurs mobilières. Bien plus flexible qu’un Plan d’Epargne en Actions (PEA) (voir article PEA et compte titres : que choisir ?), le compte titre souffre néanmoins d’une fiscalité peu avantageuse. On peut distinguer deux types de fiscalité liées à un compte titres :

  • la fiscalité relative aux plus-values mobilières,
  • la fiscalité relative aux revenus inhérents des valeurs mobilières.

La fiscalité relative aux plus-values mobilières

Elle est calculée sur les plus-values des ventes réalisées dans l’année pour l’ensemble des compte-titres détenus.
Depuis le 1er janvier 2011, les plus values réalisées sont taxées à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, et ce dès le premier euro. Le prélèvement au titre de l’impôt sur le revenu étant de 21% et celui au titre des cotisations sociales étant de 13,50%, le prélèvement total s’élève à 32,50%.Les moins-values réalisées sont imputables sur les dix années suivantes.

La fiscalité relative aux revenus des valeurs mobilières

Selon qu’il s’agisse de dividendes ou de coupons, la fiscalité relative aux revenus engendrés par les valeurs mobilières n’est pas la même.

Les dividendes

Deux possibilités d’imposition pour les dividendes existent :

  • l’impôt sur le revenu,
  • le Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL).

Dans le premier cas, les revenus perçus sont imposables au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Dans un premier temps, vous bénéficierez d’un abattement de 40%. Puis selon votre situation sociale, vous pourrez bénéficier soit d’un abattement de 3050€ (pour un couple) soit de 1525€ (célibataire). Après abattements, les dividendes sont imposables au barème progressif de l’impôt sur le revenu. A cela s’additionnent les cotisations sociales de 13,5% calculées avant abattements.
Dans le cas du PFL, les dividendes sont imposables à 21% auxquels s’ajoutent 13,50% de prélèvements sociaux. 

Les revenus d’obligations et des titres de créances français et européen

Ici encore, deux possibilités d’imposition existent pour ces types de revenus :

  • l’impôt sur le revenu,
  • le Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL).

Dans le premier cas, les revenus perçus sont imposables au barème progressif de l’impôt sur le revenu ainsi qu’aux prélèvements sociaux (13,50%).
Dans le cas du PFL, les revenus sont imposables à 24% auxquels s’additionnent 13,50% de prélèvements sociaux.

Entraînez-vous à la bourse en ligne grâce à Golden Dog

En partenariat avec DogFinance, le site internet Golden Boys lance un nouveau jeu concours: Golden Dog. Débutant le 26 novembre, ce jeu permet de s’entrainer au trading en ligne et de gagner des lots d’une valeur de 2 000€. En plus des lots, 2 000€ cash seront distribués aux participants selon leurs positions à l’issue du jeu. Les inscriptions gratuites sont à présent ouvertes. 

Golden Boys est un jeu internet dédié à la simulation boursière. Simple et gratuit, Golden Boys permet ainsi de se familiariser avec l’univers de la bourse en ligne avant de commencer à trader réellement. Le site permet aussi de suivre son classement parmi la communauté des traders de Golden Boys et donc de pouvoir estimer ces qualités de trader. Chaque personne ne peut ouvrir qu’un seul et unique compte sur le site.

Sur son site, Golden Boys rappelle de manière humoristique qu’il est possible de perdre 4,9 milliards d’euros sans risque. Certains traders vedettes auraient donc mieux fait de jouer à Golden Boys !

Carte Bancaire gratuite chez e.LCL pour les clients de Bourse Direct

Depuis septembre dernier, le courtier en ligne Bourse Direct s’est associé à e.LCL, banque en ligne de LCL. Les clients du broker peuvent désormais ouvrir un compte de dépôt chez e.LCL et effectuer des virements instantanés entre leur compte bancaire e.LCL et leur compte-titres Bourse Direct.

Afin de marquer cette nouvelle collaboration entre les deux enseignes, les clients de Bourse Direct peuvent bénéficier d’un an de cotisation offert sur leur carte de paiement. Les prélèvements mensuels de la première année de cotisation seront intégralement rembourser à la date d’anniversaire de la carte. Cette offre est valable jusqu’au 28 février 2013.

Le courtier en bourse, Bourse Direct, se distingue par des frais de courtage parmi les plus bas du marché (<1€ pour les ordres inférieurs à 1 100€). De plus, chaque mois, Bourse Direct propose des formations gratuites accessibles à l’ensemble du public.

Les Talents du trading : Victoire d’Emmanuelle Sartini

La compétition organisée par Saxo Banque et BFM Business connait désormais son vainqueur et il s’agit d’une femme : Emmanuelle Sartini. Après 12 semaines de trading, cette femme, diplômée d’une école de commerce et d’un MBA en finance de Boston College, s’est donc finalement imposée devant 19 autres candidats. Après 10 ans en salle de marché, cette professionnelle du trading exerce aujourd’hui pour son compte propre.

Composé de cinq membres (Jean-Louis Cussac, Marc Fiorentino, Alice Lhabouz, Gérard Ampeau et Pierre-Antoine Dusoulier), le jury a donc élu Emmanuelle Sartini « meilleur trader des talents du trading 2012 » et lui ont ainsi permis de repartir avec 20 000€ en cash à investir sur un compte-titres Saxo Banque. Le Dauphin de la compétition est Philippe Verdeil.

Le courtier en ligne, Saxo Banque, permet de se former au trading en ligne en accédant gratuitement à des formations ou à des e-séminaires. Les prochaines formations en ligne prévoient notamment d’aborder l’analyse technique sur CFD CAC 40, l’apprentissage du trading sur Futures ou encore l’utilisation du Stock Screener.

Market maker

Un market maker (ou teneur de marché en français) est un opérateur de marché (broker/dealer, banque) qui assure une certaine liquidité sur des titres souvent illiquides en offrant des prix d’achats ou de ventes de manière continue quelque soit l’état du marché. En se portant contrepartie des acheteurs et des vendeurs sur les titres qu’ils « cotent », les market makers permettent donc d’améliorer l’efficience des marchés. 
Le market maker dégage des bénéfices par la différence entre les prix d’achat et de vente qu’il propose (appelé Bid-Ask spread en anglais). En outre, les bourses rémunèrent fréquemment le market maker qui, part son action, améliore la qualité du service offert aux investisseurs.