PEA et compte titres : que choisir ?

Certains d’entre vous souhaitent peut-être se lancer dans l’achat/vente de titres financiers et se posent aujourd’hui cette question : « Que dois-je choisir entre un Plan Epargne en Actions (PEA) et un compte titres ? ». Cet article aura comme objectif principal de vous exposer les principales caractéristiques de ces deux types de supports afin de mieux vous aider dans votre choix.

Qu’est ce qu’un compte-titres ?

Directement rattaché à un compte courant, un compte-titres est un support permettant aux épargnants d’investir dans des valeurs mobilières. Les liquidités présentes sur le compte courant permettent d’effectuer les opérations d’achat et de vente.

Qu’est ce qu’un PEA ?

Crée en 1992 à l’initiative du gouvernement, le Plan Epargne en Actions (PEA) permet à un particulier de bénéficier d’un support afin de pouvoir investir sur les marchés européens. Adossé à une fiscalité avantageuse, le PEA représente une belle opportunité pour un épargnant à la recherche d’un placement à moyen long terme.

Un PEA est formé d’un compte-titres et d’un compte espèces. Le compte espèces permettant de faire transiter les fonds lors des achats/ventes de valeurs mobilières, lors de la réception de revenus inhérents aux valeurs mobilières (dividendes, coupons) ainsi que lors du paiement de divers frais.

Afin de pouvoir bénéficier d’un PEA, l’épargnant doit être domicilié fiscalement en France. Ce dernier ne peut détenir qu’un unique PEA.

Le compte-titres : un support plus souple….

Le compte-titres est un support plus souple que le PEA à bien des égards :

Un compte-titres ne présente pas de restriction pour réaliser des opérations sur les marchés financiers. Un investisseur peut donc acheter des valeurs mobilières internationales mais aussi des produits financiers plus complexes tels que des trackers ou des warrants. En revanche, un particulier choisissant le PEA ne pourra acquérir que certains produits financiers européens (voir valeurs éligibles au PEA).

Il n’y pas de restriction quant au nombre de compte-titres qu’une personne peut ouvrir.

Il n’y a pas de montant limite versable sur un compte titres. En revanche, les versements effectués sur un PEA ne peuvent dépassés 132000€.

Il est possible d’ouvrir un compte-titres individuel, joint ou indivis. Au contraire, un PEA est obligatoirement individuel.

Dans le cadre d’un PEA, un retrait effectué durant les 8 premières années entraine sa fermeture. Après 8 ans, les retraits sont autorisés mais dès le premier retrait, il n’est plus possible de réaliser de nouveaux versements. Dans le cadre d’un compte-titres, les retraits sont autorisés à tout moment.

Les découverts sur le compte espèces d’un PEA ne sont pas autorisés. Ainsi, chaque une opération financière ne pourra pas se faire s’il n’y a pas la liquidité suffisante sur le compte espèce.

….mais moins avantageux

Comme nous l’avons vu précédemment, le compte titres est un outil bien plus flexible que le PEA. Cependant, les avantages fiscaux pour un particulier cherchant à investir sur le moyen long terme sont bien plus intéressants sur un PEA. En effet, après cinq années d’existences, les plus values dégagées dans un PEA ne sont pas imposables et ne sont soumis qu’aux prélèvements sociaux. Pour obtenir des informations plus complètes sur la fiscalité du compte-titres et celle du PEA, veuillez regarder fiscalité du compte-titres et fiscalité du PEA.

Conclusion

Le Plan Epargne en Actions est très avantageux pour les épargnants souhaitant investir sur le moyen long terme. En revanche, pour certains d’entre vous qui souhaite bénéficier de la plus grande liberté d’actions alors le compte-titres sera un support plus adapté à vos besoins. Cependant, faites très attention tout de même, on ne s’improvise pas gérant de portefeuille. Ainsi nous vous conseillons de présenter votre portefeuille à des professionnels de manière périodique afin de vous éviter de fâcheuses désillusions.

L’investissement obligataire en Bourse

Qu’est-ce qu’une obligation ?

L’Autorité des Marché Financier (AMF) décrit une obligation comme « une part d’un emprunt émis par une entreprise, une entité du secteur publique ou l’Etat ». Ainsi le possesseur d’une obligation (on parle de porteur d’obligation) est créancier de l’organisme qui l’a émise (l’émetteur). Le porteur de l’obligation reçoit alors périodiquement un intérêt (le coupon) calculé en fonction de la valeur nominale de l’obligation. Lorsque l’obligation arrive à son échéance, l’émetteur rembourse le montant nominal au porteur de l’obligation.

Exemple :

Une entreprise souhaite s’endetter pour financer son activité. Elle décide d’émettre des obligations de valeurs 100€ (la valeur nominale), de coupons 5% versés annuellement pendant 5 ans. Vous souhaitez devenir porteur de ces obligations. Vous recevrez donc 5€ (5% * 100€) la première année, 5€ la deuxième année, etc.… A la fin de la cinquième année, vous recevrez le dernier coupon de 5€ ainsi que le montant nominal que l’entreprise vous remboursera.

Flux financier versé par l’entreprise = 5€ + 5€+ 5€+ 5€+ 5€ + 100€

Flux financier versé par l’entreprise = 125€

Les différents types d’obligation

Il existe trois grands types d’obligations :

à taux fixe : le montant des coupons est fixé à l’émission et ne changera pas durant toute la vie de l’obligation (voir exemple ci-dessus).

à taux variable : le montant des coupons varie en fonction d’un taux de référence, généralement un taux de marché. Supposons que dans notre exemple précédent, l’entreprise souhaite émettre des obligations mais présentant un coupon non pas de 5% mais égal à la valeur de l’Euribor 12 mois + 3 %. Le coupon versé chaque année dépendra donc de la valeur constatée de l’Euribor 12 mois. Il s’agira donc d’obligation à taux variables.

indexées : la valeur des coupons et (ou) du montant nominal remboursé à l’échéance varient en fonction d’un indice déterminé à l’émission (taux d’inflation, indice boursier, etc.…).

Le cours d’une obligation

Il ne faut pas confondre cours et valeur nominale d’une obligation. Le cours d’une obligation nait de la rencontre entre l’offre et la demande. Il s’exprime en pourcentage de nominal.

Exemple :

Une obligation de valeur nominale 100€ et coté 98% a une valeur de marché de 100 * 98% = 98€.

Les deux types de gains espérés par le porteur d’une obligation

Le porteur d’une obligation peut espérer obtenir 2 types de gains :

Les coupons versés périodiquement durant toute la vie de l’option ;

Une plus-value s’il décide de vendre son obligation avant son terme et que son prix de vente est supérieur à son prix d’achat

Les risques de l’investissement obligataire

L’investissement obligataire est, a priori, considéré comme moins risqué que l’investissement en actions pour plusieurs raisons :

le rendement d’une obligation est plus ou moins prédéterminé au moment de son acquisition,

s’il la société est en liquidation, les porteurs d’obligations sont légalement prioritaires sur les actionnaires.

Cependant, l’investissement en obligations n’est pas dénué de tout risque. Voici les principaux risques encourus lors de l’achat d’obligations :

Risque de défaut de l’émetteur : ce risque est particulièrement fort pour les investisseurs qui souhaiteraient conserver leur titres jusqu’à leur terme. En effet, dans le cas où un émetteur ne serait plus capable de faire face à ces engagements, le porteur d’obligation pourrait ne pas recevoir l’ensemble des coupons restants ainsi que le montant nominal versé à l’échéance.

Risque de perte en capital lié à l’évolution des taux d’intérêts: ce risque est encouru par les investisseurs souhaitant vendre leurs titres avant leurs échéances. En effet, le cours d’une obligation à taux fixe évolue dans le sens inverse des taux d’intérêts (voir article actualisation). Ainsi, si les taux d’intérêts montent, alors le prix de l’obligation diminue. Au contraire, si les taux d’intérêts baissent, le prix de l’obligation augmente. Si les taux d’intérêts montent, le porteur d’obligation à taux fixe est donc susceptible de subir une moins-value.

Risque de liquidité : Tout comme le risque de perte en capital, ce risque est encouru par les investisseurs souhaitant vendre leurs obligations avant leurs termes. Le marché obligataire étant peu liquide, un porteur d’obligations peut rencontrer des difficultés pour revendre ses titres.

Il est ainsi fortement conseillé qu’un investisseur souhaitant acquérir des obligations ait des objectifs d’investissement coïncidant avec la durée de vie de l’obligation afin de se prémunir contre les risques de pertes en capital et de liquidité. L’investissement obligataire est donc un investissement à moyen ou long terme.

Comment réaliser un investissement obligataire ?

Un épargnant peut acquérir des obligations de plusieurs façons :

lors de leur émission sur le marché primaire,

sur les marchés boursiers (marché secondaire),

par l’intermédiaire de produits collectifs tels que les SICAV ou les Fond Commun de Placement (FCP) obligataire.

Les types d’ordres en bourse

Les ordres de bourse sont exécutés suivant deux règles de priorités : le prix et le temps. L’ordre d’achat présentant le prix maximum sera exécuté avant les autres ordres d’achat. A l’inverse, l’ordre de vente présentant le prix le plus faible est exécuté avant tous les autres ordres de vente. Si deux ordres sont dans le même sens et au même prix, alors l’ordre le plus ancien sera exécuté en premier. 
Cet article cherchera à présenter les principaux ordres de bourses qu’un investisseur peut passer à son intermédiaire financier.


Les informations que doivent contenir un ordre

Un ordre de bourse doit contenir certaines informations nécessaires à sa bonne exécution :

  • Un sens : achat ou vente.
  • Nombre et nom des titres que l’on souhaite traités. Le code ISIN qui permet d’identifier la valeur peut être indiqué.
  • La limite de validité peut être soit :
    • le jour même : si l’on souhaite que l’ordre ne soit exécutable que pendant la journée en cours
    • une date déterminée : les ordres seront exécutables jusqu’à la date indiquée. Cette date ne peut être à plus d’un an. Vous pourrez annuler cet ordre à tout moment s’il n’a pas été exécuté.
    • à révocation : l’ordre est exécutable pendant une année. Tout comme l’ordre à date déterminé, vous pourrez annuler cet ordre à tout moment s’il n’a pas été exécuté.
  • La modalité de règlement : soit vous choisirez le règlement immédiat au comptant, soit vous utiliserez le service à règlement différé (SRD). Le SRD permet aux investisseurs de différer la livraison et le règlement des titres le dernier jour de bourse du mois.
  • Le type d’ordre souhaité avec ses limites de prix : vous indiquerez le type d’ordre souhaité ainsi que les limites de prix que vous souhaitez fixer.

L’ordre « à cours limité »

Très utilisé par les investisseurs, il permet de fixer un prix maximum à l’achat et un prix minimum à la vente.
Exemple :
Un investisseur souhaite acheter une action à 30€. S’il passe un ordre d’achat « à cours limité » à 30€, l’ordre ne sera exécuté que si le cours de la valeur est inférieur ou égale à 30€.
A l’inverse, un investisseur souhaite vendre une action à 30€. S’il passe un ordre de vente « à cours limité » à 30€, l’ordre ne sera exécuté que si le cours de la valeur est supérieur ou égale à 30€.

Avantage : Il permet à un investisseur de se protéger contre les fluctuations de cours.
Inconvénient : Ordre non prioritaire. Il n’y a donc pas garanti que l’intégralité de l’ordre puisse être exécutée.


L’ordre « au marché »

Ce type d’ordre s’exécute au mieux de l’offre, en cas d’ordre d’achat, ou de la demande, en cas d’ordre de vente.
Exemple : 
Un investisseur souhaite acheter 100 actions. Il souhaite les avoir le plus rapidement et ce quel qu’en soit le prix. Il choisit donc choisit un ordre « au marché ».
Le carnet d’ordres indique les meilleures limites des vendeurs suivantes :

Nous pouvons faire une première remarque : il existe suffisamment d’offre pour que l’ordre soit exécuté dans son intégralité. L’investisseur, par son ordre « au marché », achètera donc 20 actions à 30€, 55 actions à 32€ et 25 actions à 35€.

Avantage : Ordre prioritaire sur les ordres « à cours limité ». Son exécution intégrale à donc plus de chance d’être réalisée.
Inconvénient : Par sa nature, l’ordre « au marché » ne permet pas à un investisseur de déterminé son cout d’acquisition (ou de vente).


L’ordre « à la meilleure limite »

Autrefois appelé ordre « au prix de marché », l’ordre « à la meilleur limite » s’exécute au mieux de l’offre en cas d’ordre d’achat, ou de la demande, en cas d’ordre de vente, au moment de son arrivée sur le marché. Cependant, à la différence de l’ordre « au marché », l’ordre « au prix de marché » se transforme en ordre « à cours limité » en cas d’exécution partielle.
Exemple 
Un investisseur souhaite acheter 100 actions au prix de marché. Cependant, il ne désire pas effectuer un ordre « au marché » car il ne souhaite pas acheter ses actions à un prix très nettement supérieur au prix de marché. Il choisit donc l’ordre « à la meilleur limite ». 
Le carnet d’ordres indique les meilleures limites des vendeurs suivantes :

L’ordre « à la meilleure limite » va engendrer l’achat de 20 actions à 30€. Il va ensuite se transformer en ordre « à cours limité » à 30€ pour les 80 actions restantes à acheter.

Avantage: Ce type d’ordre permet à un investisseur de mieux contrôler son coût d’acquisition (ou de vente) par rapport à un ordre « au marché ».
Inconvénient : L’ordre « à la meilleure limite » est un ordre non prioritaire. Il passe donc après un ordre « au marché ». Ce type d’ordre présente donc deux risques : un risque sur le prix d’exécution et un risque sur une exécution fractionnée. 


Les ordres « à déclenchement »

Les ordres « à déclenchement » (ou ordre « stop ») permettent à un investisseur de se protéger contre une baisse des cours ou de profiter d’une hausse sans avoir à surveiller constamment l’évolution des cours.
Les ordres « à déclenchement » permettent à un investisseur de fixer des « barrières » qui devront être franchies pour que l’ordre soit exécuté. Dans le cas d’un ordre d’achat, l’investisseur pourra déterminer un prix à partir duquel il se portera acquéreur. Dans le cas d’un ordre de vente, l’investisseur pourra déterminer un prix à partir duquel il se portera vendeur. Vous remarquerez certainement qu’ils fonctionnent à l’inverse de l’ordre « à cours limité ».

Nous pouvons distinguer deux types d’ordre « à déclenchement » :

  • l’ordre « à seuil de déclenchement » : Ce type d’ordre ne présente qu’une seule limite de prix à partir de laquelle il se transforme en ordre « au marché ». L’avantage de ce type d’ordre est qu’il permet une exécution maximale de l’ordre. En revanche, l’inconvénient majeur est qu’il ne permet pas de contrôler le prix d’exécution.
  • l’ordre « à plage de déclenchement » : Ce type d’ordre présente deux limites. Il fonctionne tel un ordre « à seuil de déclenchement » auquel on a rajouté une deuxième limite qui, lorsqu’elle est franchie, stop l’exécution de l’ordre. Ce type d’ordre présente l’avantage de maîtriser son prix de vente ou d’achat. En revanche, si le cours venait à se stabiliser en dehors de la plage de déclenchement, alors l’ordre pourrait ne jamais être exécuté dans son intégralité.

Les produits dérivés en Bourse

Un produit dérivé est un produit financier dont le prix dérive du prix d’un actif appelé actif sous-jacent.

L’actif sous-jacent

L’actif sous-jacent est l’actif financier support d’un produit dérivé.

Exemple :

Un produit financier permettant d’acheter des euros dans 1 an. L’actif sous-jacent est l’euro.

Un produit financier permettant d’acheter du sucre dans 1 an. L’actif sous-jacent est le sucre.

La particularité des produits dérivés est la très grande variété des supports (matières premières, devises, taux de change, indice boursier, etc.… voire même d’autre produit dérivés).

Les principaux produits dérivés

Le Forward

Les Forwards sont des contrats à termes négociés sur le marché OTC (Over The Counter ou marchés de gré à gré).

A travers un contrat Forward, deux parties, l’acheteur et le vendeur, se mettent d’accord sur les termes (prix, actif sous-jacent, quantité, lieu de la transaction, etc.…) d’un échange qui aura lieu à une date future connue. Les Forward sont les produits dérivés les plus anciens puisque leur utilisation remontrait avant l’apogée grecque. Ces contrats permettaient notamment à des agriculteurs de fixer le prix de vente de leur prochaine récolte.

Exemple :

Un agriculteur sait que sa production de blé devrait être de 11 tonnes dans 6 mois. Le prix actuel du blé est de 600 cents/boisseau. Cet agriculteur ne veut pas prendre le risque de voir le prix du blé s’effondrer dans 6 mois et donc perdre une somme d’argent importante. Il décide donc de souscrire un contrat forward avec l’acquéreur de sa production. En faisant ainsi, l’agriculteur permet de fixer les prix et donc de connaitre ses recettes futures. Dans notre exemple, le contrat Forward pourrait préciser que 11 tonnes de blé seront versées par l’agriculteur à l’acheteur à un prix de 600 cents/boisseau dans 6 mois.

Ainsi les contrats Forwards sont très pratiques. Cependant, ils présentent deux inconvénients majeurs :

ils sont extrêmement spécifiques et donc peu liquides,

ils ne permettent pas de bénéficier d’une évolution favorable des cours.

Le Future

Les Futures sont des contrats à termes négociés sur les marchés réglementés.

Pour être concis, les futurs sont des contrats forward standardisés. Alors qu’un contrat forward est un contrat « sur-mesure » permettant de couvrir parfaitement les risques d’un client, le contrat Future est un contrat standard permettant de couvrir plus ou moins partiellement les risques du client. Ainsi par leur standardisation, les Futures sont beaucoup plus liquides et donc plus facilement échangeables.

Exemple :

Reprenons l’exemple de notre agriculteur produisant 11 tonnes de blé dans 6 mois. Supposons qu’après avoir souscrit son contrat Forward, les prix du blé augmentent. L’agriculteur va chercher à revendre son contrat à un autre agriculteur pour pouvoir bénéficier de la hausse des cours. Le problème est qu’il doit trouver un deuxième agriculteur produisant 11 tonnes de blé de même qualité, pouvant le livrer à l’endroit prévu dans le contrat forward, etc.… Nous nous rendons vite compte qu’il est très difficile pour notre agriculteur de revendre son contrat à cause de sa spécificité.

Au contraire, si notre agriculteur était allé à la bourse locale, il aurait pu trouver des contrats Futures proches de son contrat Forward. Par exemple, la bourse locale aurait pu permettre l’échange de contrats Future permettant la vente de 10 tonnes de blé d’une qualité standard dans 6 mois à un endroit donné pour 600 cents/boisseau. Certes en souscrivant à un tel produit, notre agriculteur ne choisirait pas son point de livraison et verrait seulement 10 tonnes de sa production couverte contre la baisse des prix mais il n’aurait pas autant de mal a revendre ce produit à un second agriculteur.

Ainsi, par leur standardisation, les contrats Futures ne permettent pas une couverture totale mais ils sont bien plus liquides et donc échangeables que les contrats Forward.

Le Swap

Les Swaps sont des produits dérivés qui établissent un contrat d’échange de flux financiers entre deux parties pendant une certaine période de temps. Les Swaps peuvent être utilisés comme instruments de couverture ou de spéculation.

Lors de la souscription d’un swap, les deux parties s’accordent pour échanger un flux financier contre un autre. Dans le langage financier, ces flux sont appelés les jambes du swap.

Exemple :

Supposons deux entreprises A et B, une entreprise A a souscrit un prêt à taux variable, Libor + 1,50%, et une entreprise B a souscrit un prêt à taux fixe, 10%. Les montants empruntés seront considérés identiques.

L’entreprise A souhaite transformer son emprunt en un emprunt à taux fixe car elle ne veut pas voir les taux variables augmentés. De son coté, l’entreprise B trouve son emprunt à taux fixe trop couteux et pense que les taux variables vont baisser. Pour cela, elle souhaite transformer son emprunt à taux fixe en emprunt à taux variable.

Ces deux entreprises vont s’engager dans un swap dans lequel l’entreprise A s’engage à verser le taux fixe de 10% à l’entreprise B et l’entreprise B versera le taux variables, Libor + 1,50%, à l’entreprise A. En général, une banque aura un rôle d’intermédiaire entre les deux entreprises.

Ainsi nous remarquons que l’entreprise A emprunte à taux fixe et l’entreprise B emprunte à taux variables.

Dans notre exemple, il s’agissait d’un swap de taux d’intérêt mais les swaps peuvent avoir des actifs sous-jacents divers tels que des devises ou des matières premières.

Les Options

Les Options sont des produits dérivés mais un article (voir « les options ») décrivant déjà leur fonctionnement, nous avons donc choisi de ne pas les présenter dans cette rubrique.

Les options en achat d’action

Une Option est un produit dérivé établissant un contrat entre un acheteur et un vendeur.

L’acheteur dispose d’un droit, le vendeur d’un devoir

L’acheteur d’une option obtient le droit d’acheter (dans le cas d’un call) ou de vendre (dans le cas d’un put) l’actif financier sous-jacent défini dans le contrat à un prix fixé à l’avance (prix appelé strike) pendant une durée déterminée ou à une date fixée.

En revanche, le vendeur de l’option se doit de livrer (dans le cas d’un call) ou d’acheter (dans le cas d’un put) l’actif financier sous-jacent au prix fixé à l’avance si l’acheteur décide d’exercer l’option.

Ainsi, l’option permettra à son acheteur de se couvrir contre une évolution défavorable des cours tout en pouvant bénéficier d’une évolution favorable. Ce droit s’acquièrt par le versement d’une prime (appelé prix de l’option) de l’acheteur au vendeur.

La valeur de l’option à l’échéance est appelée le pay-off de l’option.

Le prix de l’option

En vendant une option, un vendeur prend le risque de devoir livrer ou d’acheter un actif sous-jacent à un prix qui lui serait très désavantageux. Pour rémunérer ce risque, l’acheteur de l’option se doit de verser une prime au vendeur. Cette prime est appelée prix de l’option.

Le call

Le call est une option d’achat. Elle permet à son acheteur d’acheter l’actif sous-jacent à un prix fixé à l’avance pendant une durée déterminée ou à une date fixée.

Exemple :

Hypothèse: Nous supposerons la prime de l’option nulle pour simplifier notre exemple.

Supposons un raffineur qui achète du pétrole afin de pouvoir le traiter. Notre raffineur sait qu’il devra acheter du pétrole dans 6 mois pour faire tourner sa raffinerie. Le prix actuel du baril est de 100$. Notre raffineur a peur de voir le prix du baril s’envoler mais souhaite bénéficier d’une baisse éventuelle des cours. Il décide donc de souscrire à un call 6 mois de 100$ afin de pouvoir se couvrir contre une hausse des prix. A terme, notre raffineur sera assuré d’acheter son pétrole à un prix maximum de 100$.

Le put

Le put est une option de vente. Elle permet à son acheteur de vendre l’actif sous-jacent à un prix fixé à l’avance pendant une durée déterminée ou à une date fixée.

Exemple :

Hypothèse: Nous supposerons la prime de l’option nulle pour simplifier notre exemple.

Un producteur de blé souhaite vendre sa production dans 6 mois. Le prix actuel est de 600 cents/boisseau. Ce producteur a peur de voir le prix du blé s’effondrer dans 6 mois. Il souhaite donc se couvrir contre une baisse des prix mais souhaite pouvoir bénéficier d’une hausse des cours. En souscrivant à un put 6 mois présentant un strike de 600cents/boisseau, il sera assuré de vendre sa production à un prix minimum de 600cents/boisseau.

Différentes types options

Comme nous l’avons vu précédemment, l’option est exercé ou non en fonction du prix du sous-jacent sur lequel elle porte. Mais quel prix considérer ? Devons nous considérer, le prix de l’actif sous-jacent dans 6 mois ou au contraire le prix de l’actif sur la période de 6 mois. Voici la différence entre les deux types d’options les plus répandues : l’option européenne et l’option américaine.

L’option européenne

Le prix de l’actif sous-jacent considéré sera le prix à terme. Ainsi, si l’on reprend le cas de notre raffineur, le prix du baril de pétrole considéré sera le prix à terme dans 6 mois.

Ainsi, l’acheteur d’une option européenne ne peut l’exercer qu’à une date fixée (le strike).

L’option américaine

Pour les options américaines, le prix de l’actif sous-jacents considéré sera le prix de l’actif sur l’ensemble de la période. Notre raffineur, en souscrivant à un call américain, pourra exercer l’option dès que le prix du baril sera supérieur au strike et ceux sur toute la période de 6 mois.

Ainsi, l’acheteur d’une option américaine peut exercer son option sur une période déterminée.

Les Indices Boursiers

« La Bourse de Paris a gagné 1,50% », « Le Nasdaq dépasse la barre des 2 800 points », « Le CAC 40 réalise sa meilleur performance depuis 1 mois » ! Pour beaucoup de personnes, ces phrases peuvent paraître obscures. Le but de cet article est donc de permettre à tout le monde de comprendre ce qu’est un indice boursier et son utilité.

Qu’est ce qu’un indice bousier ?

Un indice boursier est une mesure calculée à partir du regroupement des valeurs des titres de plusieurs entreprises. Ainsi, l’indice bousier permet de révéler la santé d’une bourse, d’un marché, d’une zone géographique ou d’un secteur d’activité.

Plusieurs indices boursiers peuvent mesurer la performance d’une bourse (indice principal mesurant la performance globale de la bourse, indice sectoriels mesurant la performance d’un sous-ensemble de compagnies ayant des caractéristiques semblables). Cependant, lorsque l’on entend que « la bourse de Paris a baissé de 1% » on fait référence à son indice principal soit le CAC 40.

Présentation de quelques indices boursiers

Voici une liste des indices boursiers très régulièrement cités :

Le CAC 40 : est le principal indice boursier de la place financière parisienne. Crée en 1987 avec 1000 points, le CAC 40 est déterminé à partir des cours de 40 actions cotées en continu sur le premier marché parmi les 100 sociétés dont les échanges sont les plus abondants sur Euronext Paris. Cet indice reflète donc la performance globale des grandes sociétés françaises.

Le Dow Jones Industrial Average (appelé plus simplement Dow Jones): est l’un des indices boursiers les plus suivis au monde. Crée en 1896, le Dow Jones est un indice de référence du New York Stock Exchange. Il est calculé à partir des cotations de 30 entreprises américaines. Bien que son mode de calcul soit imparfait (cf ci-dessous), le Dow Jones est le seul indice permettant de suivre l’évolution de l’économie américaine sur plus de 120 ans.

Le Nasdaq : est un indice calculé à partir des cotations de l’ensemble des entreprises inscrites au marché d’actions Nasdaq. De grandes sociétés de hautes technologies telles que Apple, Yahoo!Inc ou Google Inc. sont cotées au marché d’actions Nasdaq. La valeur des actions de ces sociétés étant assez volatiles, le cours de l’indice Nasdaq l’est aussi.

le S&P; 500 : est basé sur 500 grandes sociétés américaines. Son mode de calcul plus perfectionné que celui du Dow Jones (cf ci-dessous), lui a permis de détrôner ce dernier comme indice boursier le plus représentatif du marché boursier américain.

le FTSE 100 : est l’indice boursier de référence du marché anglais. Cet indice est composé des 100 plus importantes capitalisations britanniques.

le Nikkei : est l’indice boursier japonais. Composé de 225 sociétés cotées à la Bourse de Tokyo, le Nikkei a pendant longtemps permis de représenter la performance de la zone économique de l’Asie.

le DAX : est l’indice de référence du marché boursier allemand. Il est calculé à partir des 30 premières capitalisations allemandes.

En outre, il existe des indices boursiers permettant de refléter l’évolution générale de l’ensemble des bourses mondiales. Ainsi l’indice Russell Global, conçu par la société Russell Investments, offre un baromètre exhaustif sur le marché mondial. Les indices MSCI crée par la banque américaine Morgan Stanley permettent eux aussi de suivre l’évolution globale des marchés mondiaux.

Comment calculer un indice ?

Il n’existe pas une seule et unique façon de calculer un indice boursier. Ainsi le CAC 40 ne se calcule pas de la même manière que le Dow Jones. Nous allons voire ici quelles sont les principales manières de calcul d’un indice.

La méthode principale

La méthode la plus répandue pour le calcul d’un indice boursier consiste à additionner les capitalisations boursières des entreprises le composant puis à diviser cette somme par une valeur constante (pour le CAC 40 cette valeur était égale à la capitalisation boursière de base au 31/12/1987).

Aujourd’hui, cette méthode s’est affinée et n’est pris en considération plus que la capitalisation flottante de ces sociétés. C’est ainsi que sont calculé las plus grande partie des indices boursiers mondiaux tel que le CAC 40.

L’exception du Dow Jones…et du Nikkei.

Le Dow Jones est le plus vieil indice boursier au monde et sa méthode de calcul n’a pas changé depuis 1896 ! Elle repose sur la pondération par la valeur des actions et non par leurs capitalisations boursières. Cette méthode désuète de calcul a permis au S&P; 500 d’être considéré comme l’indice reflétant le mieux le marché boursier américain.

A noter que l’indice japonais Nikkei utilise la même méthode de calcul.

Le fonctionnement de la Bourse

La Bourse est définit comme un « lieu, édifice public où se réunissent, pour traiter de leurs affaires, les personnes (négociants, courtiers, opérateurs des sociétés de Bourse, etc.…) qui se livrent au commerce ou à des opérations financières. » (Source : Larousse). Son rôle est essentiel pour une allocation efficace des ressources. Cet article tachera de présenter les principales caractéristiques d’une Bourse tels que son fonctionnement, son utilité ou encore les contrats qui s’y échangent.

Fonctionnement de la Bourse

Chaque individu peut passer des ordres en Bourse. En revanche, l’accès direct à la Bourse est très réglementé. Seuls les prestataires de services d’investissement (PSI) peuvent traiter directement sur la Bourse. Ainsi un particulier ou une entreprise souhaitant acheter ou vendre des actifs en Bourse devra passer son ordre à un intermédiaire financier qui transmettra à son tour l’information à un PSI.

Il n’est pas possible de négocier 24h/24 sur une Bourse. Chaque Bourse présente des horaires d’ouverture et de fermeture qui lui est propre. Ainsi Euronext ouvre à 9h le matin et clôture à 17h30.

Avec le développement de l’informatique, les Bourses ont progressivement délaissées le fonctionnement à la criée pour devenir de puissants réseaux électroniques. C’est ainsi que la Bourse de Paris est aujourd’hui déserte.

bourseparis

La bourse permet d’échanger différents types de produits financiers. Les titres financiers tels que les actions ou les obligations sont des produits boursiers très répandus. La Bourse permet aussi de traiter des produits dérivés tels que les futurs, les swaps, les warrants, etc.…

Rôle d’une Bourse

Le rôle d’une Bourse est multiple. Elle permet notamment :

A une entreprise ou à un Etat de trouver des ressources financières importantes. En s’introduisant en Bourse ou en procédant à une augmentation de capital, les entreprises accèdent à des sources de financement supplémentaires.

Aux entreprises de mieux gérer leurs risques et de se couvrir par l’achat ou la vente de produits dérivés.

A des investisseurs de placer leurs épargnes dans des produits boursiers. Un particulier peut notamment, à travers la souscription à un PEA ou à un compte-titres (voir articles PEA et compte titres : que choisir ?), devenir un actionnaire ou un créancier d’une entreprise (ou créancier d’un Etat). Le marché primaire permet à un investisseur d’acheter des actions à leur émission. Le marché secondaire permet, quant à lui, à un investisseur d’acheter ou vendre des titres déjà émis.

A l’ensemble des acteurs d’assurer la liquidité de leurs produits boursiers. Les Bourses facilitant la rencontre entre acheteurs et vendeurs, les investisseurs pourront donc plus aisément acquérir ou se séparer d’un produit boursier.

A l’ensemble des acteurs de connaitre la valeur, aux yeux des investisseurs, d’une entreprise, d’une créance, etc.…. Cette valeur peut d’ailleurs être decorrellée de la réalité économique mais elle reflète l’impression du marché à ce moment précis.

Protection contre le risque de crédit

Les Bourses sont dotées d’organismes permettant de prévenir le risque de contrepartie : les chambres de compensation (clearing house en anglais). En s’interposant entre l’ensemble des acheteurs et des vendeurs de produits dérivés, la chambre de compensation protège les différentes contreparties contre le risque de défaut de l’une d’entre elles. Elle devient la contrepartie unique de l’ensemble des opérateurs.

Pour prévenir ce risque de défaillance, la chambre de compensation a recours à deux procédés :

Le dépôt de garantie : Montant obligatoire versé par l’acheteur et le vendeur à la chambre de compensation. Ce montant est censé couvrir le paiement de deux journées de pertes maximales.

Les appels de marge : Système permettant d’éviter une accumulation de pertes importantes pour une contrepartie. Chaque jour, à la fin de la séance de transaction, la chambre de compensation valorise l’ensemble des positions des opérateurs sur les marchés. Si un opérateur présente une perte, alors sa moins value potentielle va lui être prélevée de son dépôt de garantie. A l’inverse, un opérateur présentant un gain verra son dépôt de garantie crédité de sa plus value potentielle.

Exemple :

Par leurs modes de fonctionnement, les chambres de compensation ont favorisé la spéculation. Ainsi il est possible de prendre position sur des sommes considérables tout en ne déboursant directement qu’un pourcentage relativement faible de cette somme. En outre, il sera facile de déboucler sa position avant son échéance et donc d’avoir un dénouement par compensation (flux monétaire).

A noter que les chambres de compensation peuvent avoir des statuts juridiques différents. Elles peuvent ainsi être :

un département de la Bourse,

une institution financière indépendante,

une institution contrôlée par les principaux membres d’une Bourse,

une institution contrôlée par une ou plusieurs Bourses.

L’investissement en actions

Qu’est ce qu’une action ?

Une action est un titre de propriété représentant une fraction du capital social d’une société. Son acquisition confère à son détenteur certains droits tels que : un droit de vote lors de l’assemblée générale, le droit à l’information et le droit à une partie des bénéfices versés sous forme de dividendes. 
Les actions sont introduites en bourse sur le marché primaire par les sociétés émettrices souhaitant financer leur développement. Elles sont ensuite cotées et échangées entre les investisseurs sur le marché secondaire.

Le cours d’une action

Initialement à sa valeur nominale, le cours d’une action varie en fonction :

  • de la rencontre de l’offre et de la demande,
  • de la confiance du marché dans la capacité de l’entreprise émettrice à réaliser des profits futurs.

Le cours d’une action est sensible à l’environnement macro-économique (environnement politique et économique général non spécifique à la société émettrice) et à l’environnement micro-économique (environnement propre à l’entreprise tel que sa situation financière).

Les deux types de gains espérés lors de l’achat d’une action

L’acquéreur d’une action peut espérer 2 types de gains :

  • Une plus-value : si le prix de vente de l’action est supérieur à son prix d’acquisition.
  • Un dividende : si la société émettrice décide de redistribué une partie de ces bénéfices à ses actionnaires.

Quand investir en actions ?

L’investissement en actions est considéré comme plus risqué que l’investissement obligataire. En effet, la performance d’un investissement en actions dépend directement des performances de l’entreprise et donc de sa capacité à générer des bénéfices. Il n’est donc ni garanti ni déterminé à l’avance. De plus, la variation du cours de l’action en fonction de paramètres difficilement prévisibles peut entrainer des plus values ou des moins values plus ou moins importantes. Cependant, les investissements en actions peuvent présenter des performances extrêmement intéressantes sur le moyen-long terme. L’horizon de placement recommandé est donc d’au minimum 5 ans.
Certaines situations économiques peuvent favoriser l’investissement en actions au détriment de l’investissement obligataire. Ainsi en période de hausse de la bourse, la remontée des cours des actions, favorisant les plus values, peut rendre judicieux un investissement en actions.

Comment investir en actions ?

Il existe deux façons d’investir en actions

  • Directe,
  • Par l’achat de parts d’OPCVM.

Le placement direct

Les investisseurs bénéficient aujourd’hui d’une multitude de banques et de courtiers en ligne leurs proposant l’accès aux plateformes de cotation officielle (Nyse Euronext) ou l’accès à leur propres cotations. Chaque épargnant peut donc faire son choix suivant ses souhaits et ses contraintes.
En outre, le développement des banques et courtiers en lignes a rendu extrêmement facile le passage d’ordres d’achat ou de vente d’actions en bourse. Ces ordres peuvent s’effectuer par téléphone. 

L’achat de parts d’OPCVM

L’achat de parts d’OPCM (Organisme de Placement Collectif à Valeurs Mobilière) permet à un épargnant d’acquérir des actions dans le cadre d’une gestion collective d’un portefeuille d’actifs financiers. Ce choix de la gestion collective présente des avantages tels que :

  • l’accès à la diversification : en souscrivant à un OPCVM, un épargnant accède à la diversité du portefeuille financier de cet OPCVM et ceux quelque soit le montant engagé.
  • une optimisation des risques : la variété des investissements permet une meilleure répartition des risques.
  • une gestion confiée à des professionnels.

Pourquoi investir en actions ?

Aujourd’hui, les tarifs proposés sur le passage d’ordres en bourse par les banques et les courtiers en ligne sont devenus extrêmement attractifs. En revanche, des droits de garde sont prélevés une fois par an par la banque ou le courtier en ligne.
De plus, tout épargnant qui choisit d’investir en actions dispose d’un droit d’information. Ainsi, la société émettrice se doit de mettre à la disposition de ces actionnaires les informations concernant sa situation financière et les évènements marquants qui la concernent. 
Enfin, si l’épargnant décide d’acquérir des actions via un Plan d’Epargne en Actions (PEA), il peut bénéficier d’avantages fiscaux sous certaines conditions (voir article Compte-titres et PEA).

Fiscalité du PEA

Comme nous l’avons décrit dans l’article PEA ou compte titres : que choisir ?, le Plan d’Epargne en Actions (PEA) est un support permettant l’achat et la vente de valeurs mobilières moins souple que le compte titres. En revanche, le PEA bénéficie d’une fiscalité avantageuse sur le moyen et le long-terme. Nous allons voir, à travers cet article, que la fiscalité d’un PEA dépend de la date du premier retrait effectué.
Rappel : un retrait effectué durant les 8 premières années entraine la clôture du PEA et la vente de l’ensemble des valeurs mobilières qui lui sont liées.

Fiscalité du PEA avant 2 ans

Les plus-values sont imposables, et ce dès le premier euro, a un taux majoré de 22,5%. De plus, les plus values sont soumises aux prélèvements sociaux (13,5% depuis le 1er janvier 2011).

Fiscalité du PEA entre 2 et 5 ans

Entre 2 et 5 ans, le taux d’imposition des plus-values est de 19% auxquels s’additionnent 13,50% de prélèvements sociaux et ce dès le premier euro.
A noter que les retraits anticipés, effectués avant 5 ans (y compris les deux premières années), peuvent bénéficier d’une exonération sous certaines conditions :

  • décès du titulaire du PEA,
  • rattachement à un autre foyer fiscal possédant déjà des PEA,
  • création ou reprise d’une entreprise dans les 3 mois suivant la clôture du PEA,
  • départ du contribuable à l’étranger.

Fiscalité du PEA entre 5 et 8 ans

Les plus-values sont exonérées d’impôts. En revanche, elles seront soumises aux prélèvements sociaux.

Fiscalité du PEA après 8 ans

A partir de huit années d’existence, il est enfin possible d’effectuer des retraits sans clôturer son PEA. Les plus-values sont exonérées d’impôts et seules les plus-values réalisées dans le cadre des retraits effectués sont soumises aux prélèvements sociaux.
En outre, il est possible de transformer son capital en rente viagère. Cette rente est exonérée d’impôts mais elle est soumise aux prélèvements sociaux.

Fiscalité du compte titres

Un compte titres donne la possibilité à un épargnant d’investir dans des valeurs mobilières. Bien plus flexible qu’un Plan d’Epargne en Actions (PEA) (voir article PEA et compte titres : que choisir ?), le compte titre souffre néanmoins d’une fiscalité peu avantageuse. On peut distinguer deux types de fiscalité liées à un compte titres :

  • la fiscalité relative aux plus-values mobilières,
  • la fiscalité relative aux revenus inhérents des valeurs mobilières.

La fiscalité relative aux plus-values mobilières

Elle est calculée sur les plus-values des ventes réalisées dans l’année pour l’ensemble des compte-titres détenus.
Depuis le 1er janvier 2011, les plus values réalisées sont taxées à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, et ce dès le premier euro. Le prélèvement au titre de l’impôt sur le revenu étant de 21% et celui au titre des cotisations sociales étant de 13,50%, le prélèvement total s’élève à 32,50%.Les moins-values réalisées sont imputables sur les dix années suivantes.

La fiscalité relative aux revenus des valeurs mobilières

Selon qu’il s’agisse de dividendes ou de coupons, la fiscalité relative aux revenus engendrés par les valeurs mobilières n’est pas la même.

Les dividendes

Deux possibilités d’imposition pour les dividendes existent :

  • l’impôt sur le revenu,
  • le Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL).

Dans le premier cas, les revenus perçus sont imposables au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Dans un premier temps, vous bénéficierez d’un abattement de 40%. Puis selon votre situation sociale, vous pourrez bénéficier soit d’un abattement de 3050€ (pour un couple) soit de 1525€ (célibataire). Après abattements, les dividendes sont imposables au barème progressif de l’impôt sur le revenu. A cela s’additionnent les cotisations sociales de 13,5% calculées avant abattements.
Dans le cas du PFL, les dividendes sont imposables à 21% auxquels s’ajoutent 13,50% de prélèvements sociaux. 

Les revenus d’obligations et des titres de créances français et européen

Ici encore, deux possibilités d’imposition existent pour ces types de revenus :

  • l’impôt sur le revenu,
  • le Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL).

Dans le premier cas, les revenus perçus sont imposables au barème progressif de l’impôt sur le revenu ainsi qu’aux prélèvements sociaux (13,50%).
Dans le cas du PFL, les revenus sont imposables à 24% auxquels s’additionnent 13,50% de prélèvements sociaux.