L’immobilier de luxe français attire les fortunes du monde entier – Bourse immobilier

Le moral des acquéreurs fortunés, c’est-à-dire disposant d’un budget d’achat dans la pierre supérieur à 1,5 million d’euros, est au plus haut.

Par Isabelle Rey-Lefebvre Publié le 20 juillet 2019 à 04h39 – Mis à jour le 21 juillet 2019 à 15h08

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La baie d’Arcachon (Gironde), en août 2018.
La baie d’Arcachon (Gironde), en août 2018. MEHDI FEDOUACH / AFP

Les riches plébiscitent Emmanuel Macron et élisent de plus en plus domicile à Paris et en France qu’ils soient français ou étrangers. « Les années Hollande sont balayées, triomphe Thibault de Saint-Vincent, président de l’agence immobilière Barnes, spécialisée dans le luxe. Notre secteur a connu trois années explosives tant en termes de prix que de volume de transactions et cela devrait continuer car les fondamentaux sont excellents. »

Le moral des acquéreurs fortunés, c’est-à-dire disposant d’un budget d’achat immobilier supérieur à 1,5 million d’euros, est au plus haut. Chaque année, en juin, il est mesuré par le baromètre du portail d’annonces Belles Demeures (groupe SeLoger). Le dernier en date, publié mardi 2 juillet, montre que pour 59 % d’entre eux (contre 46 % en 2018), c’est le moment d’acheter un tel bien, en France, et 47 % (36 % en 2018) pensent que la politique d’Emmanuel Macron participe à l’attractivité du pays. L’analyse des annonces de ventes de 82 800 « biens de prestige » publiées aux premiers semestres 2018 et 2019, établit un prix moyen d’acquisition en hausse de 10,6 %, à 1,67 million d’euros.

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A Paris, les « brexités » redécouvrent le 16e arrondissement

Beaucoup de familles françaises jusqu’ici expatriées – soit 9 000 selon les chiffres 2018 de BNP Paribas International Buyers, la filiale de financement d’achats immobiliers par les non-résidents en France de la banque – notamment certaines, Brexit oblige, venues de Londres et dotées de gros budgets, se disputent les grands appartements bourgeois parisiens près des « bonnes écoles » où, d’ailleurs, la demande s’affole. Un établissement bilingue, dans le 15arrondissement, dont le coût des études, en primaire, frôle 9 000 euros par an, a reçu plus de 10 000 candidatures pour soixante places en vue de la prochaine rentrée !

« Dès que les établissements privés et les lycées publics recherchés publient la liste des élèves admis, le téléphone sonne sans relâche et c’est la razzia dans nos agences, sommées de trouver, à proximité, un bel appartement de 150 mètres carrés avec trois ou quatre chambres et une terrasse, témoigne Nicolas Pettex-Muffat, directeur général du réseau d’agences Féau, leader du haut de gamme parisien. Et si ces familles ne trouvent pas à acheter, elles louent en attendant. »

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