Le train du sommeil : quel est l’impact sur votre cycle de sommeil ?

« J’ai raté le train du sommeil » Cette expression populaire s’utilise lorsque l’on manque le moment idéal pour s’endormir, car oui, on peut vraiment rater le train du sommeil. Mais qu’est-ce que c’est exactement que le train du sommeil ? Comment peut-on le manquer ? Et que faire si on le rate ? Dreem vous explique tout…

Pourquoi parle-t-on de « train du sommeil » ?

Vous avez peut-être déjà entendu ça petit : « va vite te coucher sinon tu vas rater le train du sommeil ». Mais qu’est-ce que ça signifie exactement ? En fait, il s’agit d’une représentation des cycles de sommeil schématisés sous la forme d’un train.

Une nuit se compose de 4 à 6 trains (ou cycles de sommeil). 1 train représente un cycle de sommeil, dont la durée est de 90 minutes environ. La locomotive représente la phase d’endormissement puis suivent les wagons, correspondants aux différents stades de sommeil. A la suite du dernier wagon, qui représente le sommeil paradoxal, soit on se réveil naturellement, soit on « prend un nouveau train », c’est-à-dire que l’on repart pour un nouveau cycle de sommeil. Le train du sommeil est la représentation imagée de notre sommeil.

train du sommeil

Mauvaises habitudes du soir, bonsoir

Comme beaucoup de français, vos journées sont très (trop) chargées, et vous repoussez toujours plus le moment d’aller au lit. Les bâillements sont de plus en plus fréquents, la concentration devient difficile et pourtant vous ne voulez pas aller dormir : vous voulez enfin profiter d’un moment pour vous. Vous préparez votre agenda surchargé du lendemain et vous vous mettez enfin au lit. Le smartphone dans les mains pour faire un dernier petit tour sur les réseaux sociaux et ça y est vous êtes prêt pour rejoindre les bras de Morphée. Oui mais non…

Au moment où vous fermez enfin les yeux, vous n’avez plus du tout envie de dormir. Vous avez beau vous tourner et vous retourner, rien n’y fais, le sommeil est parti. Voilà, vous venez de rater le train du sommeil !

Il va falloir attendre tout un cycle de sommeil, soit près de 90min, pour ressentir à nouveau l’envie de dormir…

s'endormir facilement

Comment ne plus rater le train du sommeil ?

Alors comment ne plus rater le train du sommeil et vous endormir en quelques minutes ? C’est très simple : comme nous l’avons vue, notre corps fonctionne en respectant un certain rythme. Il est donc recommandé de suivre ce rythme (même le week-end) en essayant de se coucher tous les jours à la même heure : c’est ce qu’on appelle la routine de sommeil.  Ce n’est pas toujours facile, néanmoins, c’est la meilleure solution pour s’endormir plus vite, et donc dormir plus. C’est d’ailleurs une des premières étapes de la thérapie cognitive et comportementale, le traitement de référence pour l’insomnie.

Point essentiel pour ne plus rater le train du sommeil : repérez les premiers signes annonciateurs du sommeil, et dès que l’envie de fermer les yeux est trop forte, glissez-vous sous les couvertures.

Si vous résistez à votre envie de dormir, pendant environ un quart d’heure, votre corps va se « remettre en route » et vous allez vous sentir plus réveillé. Il faut faudra alors attendre un nouveau cycle de sommeil, soit 90 minutes environ, pour sentir l’envie de dormir revenir… C’est très utile si vous êtes en soirée avec des amis, mais beaucoup moins s’il faut se lever tôt le lendemain.
Une autre manière de ne pas rater le train du sommeil, c’est de parvenir à se détendre et à relaxer son esprit au moment du coucher. Pas simple pour beaucoup.

Conclusion

Oui, il existe bien un train du sommeil et celui-ci passe presque tous les jours à la même heure. Il récupère tous ceux qui souhaitent se rendre au pays des rêves. Heureusement, il y a des trains toute la nuit, malheureusement ils ne passent que toutes les 90min environs. Et pour ceux dont les problèmes sont plus profondément encrés, pas d’inquiétudes ! Des solutions comme le bandeau Dreem 2 peuvent vous aider à retrouver un sommeil de qualité et ne plus jamais manquer le train.

« J’ai raté le train du sommeil » : explications

Traitement et solutions pour l’Apnée du sommeil

Apnée du sommeil : traitement et solutions ? Tous les traitements de l’apnée du sommeil ont le même objectif : agrandir ou stabiliser l’ouverture des voies aériennes supérieures pendant le sommeil. Il existe actuellement plusieurs traitements qui fonctionnent : la perte de poids, le traitement positionnel, les orthèses mandibulaires, les appareils de pression positive et dans une moindre mesure la chirurgie. Parmi ces différents traitements des apnées du sommeil, c’est le traitement par ventilation à pression positive continue qui est le traitement de référence, et à ce titre, le plus connu.

Apnée du sommeil : quel traitement choisir ?

Ce n’est pas le patient, mais bien le médecin qui l’accompagne qui détermine le traitement à utiliser. Pour l’apnée du sommeil, le diagnostic se fait généralement dans un laboratoire de sommeil, ou auprès d’un pneumologue spécialisé.

Au moment du choix, le praticien se basera sur plusieurs facteurs pour déterminer le meilleur traitement. Le nombre d’apnées par heure (appelé Indice d’Apnées + Hypopnées par heure de sommeil ou IAH) est un facteur important, ainsi que l’incidence des apnées elle-même (saturation en oxygène, fragmentation du sommeil), vos symptômes et les conséquences associées.

Quoi qu’il en soit, sachez qu’une fois que le syndrome d’apnée du sommeil est diagnostiqué, il se soigne très bien. Aux vues des risques, ne restez pas sans rien faire !

Traitement des apnées par ventilation à pression positive continue (PPC)

Le traitement par air sous pression positive continue est le traitement de référence pour les apnées du sommeil.
Pour les personnes qui souffrent d’un syndrome d’apnées modéré à sévère, c’est d’ailleurs le seul traitement capable de les soigner.

La PPC, comment ça marche ?

Pendant votre sommeil, vous portez un masque (nasal ou facial), qui est lui-même relié par un tuyau à une turbine. Cette turbine vous insuffle dans les voies aériennes supérieures de l’air sous pression (5 à 20 mBar). Cet air sous pression va empêcher les voies aériennes de se fermer. Conséquence directe : dès que la machine est bien réglée, vous ne faites plus d’apnée. Votre sommeil redevient ainsi récupérateur, et vous retrouvez rapidement la santé.

Malheureusement, dans la mesure où les causes elle-même de la maladie ne sont pas solutionnées, il s’agit d’un traitement à vie. En cas d’arrêt, les apnées reviennent immédiatement.

A qui ce traitement est-il prescrit ?

Le traitement de l’apnée du sommeil par pression positive continue est pris en charge par la sécurité sociale et donc mis en œuvre pour les personnes qui ont un indice supérieur ou égal à 30 apnées par heure (soit en moyenne 1 apnée toutes les 2 minutes !). Vous devez obligatoirement passer par un médecin qualifié (pneumologue ou laboratoire de sommeil) pour obtenir sa prescription, après une étape de diagnostic. Vous êtes ensuite accompagné à domicile par un prestataire de service qui va vous installer la machine en question.

Plus rarement, c’est un traitement qui peut être prescrit aux personnes qui présentent des facteurs de risques supplémentaires, à partir d’un indice de 15 apnées par heure de sommeil (et en dessous de 30 donc).

Importance du sommeil pour la santé : tout savoir
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Apnée du sommeil, traitement PPC ou CPAP ?

PPC ou CPAP… c’est la même chose. Pour faire référence à ce traitement dans le milieu, on parle généralement de PPC, pour Pression Positive Continue ou de CPAP, son équivalent en anglais, soit Continuous Positive Airway Pressure.

Les orthèses d’avancée mandibulaire (OAM)

L’orthèse d’avancée mandibulaire (ou OAM) est un dispositif médical qui ressemble à un protège-dent. Le port d’une orthèse d’avancée mandibulaire pendant le sommeil permet de maintenir en position avancée l’os du bas de la mâchoire (appelé mandibule).
La personne qui l’utilise obtient ainsi un double bénéfice : une meilleure ouverture des voies aériennes supérieures (la mâchoire a tendance à partir vers l’arrière pendant le sommeil, sur le dos en particulier) et un pharynx plus en tension.
Conséquence, moins de ronflement et d’apnées pour les personnes qui ont ces problèmes.

Les orthèses, qu’on appelle parfois des gouttières, laisse un petit espace qui permet la respiration buccale en cas de nez bouché.

Ces gouttières sont un traitement indiqué pour les cas de syndrome d’apnée du sommeil léger à modéré, sans somnolence diurne. Elles sont souvent associées à des règles d’hygiène de sommeil et parfois à un traitement positionnel si nécessaire.
Elles sont également utilisées en deuxième traitement dans les cas de syndrome d’apnée du sommeil sévère si le traitement par PPC n’est pas bien supporté par l’apnéique.

Combien de dents pour une orthèse ?

Le port d’une orthèse peut être soumis à quelques limitations. La personne doit par exemple avoir un minimum de 6 à 8 dents par mâchoire (inférieure et supérieure donc). De même, il peut y avoir quelques contre-indications pour les personnes qui souffrent de la mâchoire. A bien vérifier avant utilisation si c’est votre cas.

Avec un dentiste compétent, il est possible de s’équiper d’une orthèse d’avancée mandibulaire faite sur mesure. Il existe également dans le commerce et en pharmacie des produits accessibles et très bien faits.

Les orthèses sont réglables à l’aide de biellettes de différentes tailles. De plus, vous pouvez les mouler sur votre dentition après passage dans l’eau chaude (voir notice du produit pour plus de détails).

La perte de poids

L’excès de poids est un facteur favorisant l’apnée du sommeil. D’ailleurs environ 50% des personnes souffrant d’apnées du sommeil ont un IMC (Indice de Masse Corporelle) supérieur à 30.

Dans ces conditions, perdre du poids permet de réduire la sévérité de l’apnée du sommeil, et très rarement, de la solutionner. Malheureusement, perdre du poids n’est pas chose facile. D’autant plus que le manque de sommeil (de bonne qualité) favorise précisément la prise de poids. Un cercle vicieux que vous devez stopper en somme !

Conclusion : perdre du poids est une mesure simple et bénéfique contre les apnées. Faites de votre mieux, votre santé est en jeu.

Apnée du sommeil traitement positionnel

Une apnée du sommeil positionnelle, c’est quoi ?

Certains apnéiques souffrent d’un syndrome d’apnée du sommeil qu’on peut qualifier de « positionnel ». Ils ne font des apnées du sommeil que lorsqu’ils dorment sur le dos.

Dans le détail, on parle de syndrome d’apnées obstructives du sommeil positionnel (lorsque les apnées sont augmentées de plus de 50 % en position dorsale), voire de syndrome d’apnée du sommeil positionnel exclusif lorsque la personne ne fait des apnées que si elle dort sur le dos (100% de ses apnées donc).

Ne plus dormir sur le dos, comment faire ?

La solution aux apnées positionnelles consiste donc assez simplement à empêcher la personne de dormir sur le dos. Mais comment y arriver ?

De la balle de tennis au dispositif médical

La solution aux apnées positionnelles consiste à empêcher le patient de dormir sur le dos en rendant cette position totalement inconfortable. Les solutions les plus simples sont parfois les meilleures.
Les médecins ont donc demandé à leurs patients de coudre une balle de tennis dans le dos de leur pyjama entre les omoplates.

Cette solution artisanale est toujours appliquée… mais entre-temps, certains dispositifs médicaux reprenant ce principe ont également vu le jour. On peut citer le dispositif médical Pasuldo (pour « pas sur le dos » – photos ci-dessous).

Pasuldo_apnee apnée du sommeil traitement positionnel pasuldo

D’autres équivalents technologique à ce produit sonts égalements en train de voir le jour.

Le principe est presque le même : en vibrant dès qu’ils détectent la position de sommeil sur le dos, ils incitent le dormeur, sans le réveiller, à changer de position. Des études ont démontré l’efficacité d’un tel dispositif. En conclusion, si après diagnostic de vos apnées, vous savez souffrir d’apnées positionnelles, vous pouvez commencer à coudre, ou vous devrez vous équiper.

Apnée du sommeil traitement chirurgical : une solution par défaut

Plusieurs chirurgies sont possibles pour le traitement des apnées du sommeil. Néanmoins, ce sont toujours des solutions considérées en dernier recours. Si possible, l’utilisation de la PPC ou d’une orthèse sera toujours préférée comme traitement. En effet, en cas de chirurgie, le résultat n’est pas complètement garanti d’une part. D’autre part, il est rarement efficace pour les personnes atteintes d’un syndrome d’apnée sévère.

Uvulo-Palato-Pharyngoplastie (UPPP)

Apnée du sommeil traitement par uvulo-palato-pharyngoplastie : cette opération chirurgicale est utilisée lorsque les autres traitements ne sont pas disponible. Elle consiste à ôter des tissus excédentaires pouvant gêner le passage de l’air (amygdales, luettes, voile du palais) et à remettre en tension le pharynx. Le problème principal réside dans son taux de succès qui est de l’ordre de 50% seulement…

Ostéotomie bimaxillaire d’avancée

Le principe de fonctionnement est le même que pour une orthèse d’avancée mandibulaire, sauf qu’il est réalisé dans le cadre d’une intervention chirurgicale. Celle-ci consiste donc à avancer les deux os maxillaires (qui forme la mâchoire supérieure) et la mandibule (mâchoire inférieure).

Le taux de réussite est très élevé, avec plus de 90% de cas solutionnés pour une avancée mandibulaire de l’ordre de 10 à 12 mm.
A noter que cette opération modifie un peu le profil facial des personnes. C’est un élément qui reste malgré tout bien accepté par les personnes concernées.

Là encore, cette opération chirurgicale n’est utilisée que dans le cas où la PPC ou les orthèses ne fonctionnent pas.

Chirurgie nasale contre apnée du sommeil traitement possible ?

La chirurgie nasale n’est pas un traitement en tant que tel de l’apnée du sommeil (pas d’impact significatif). Par contre, elle est utile pour les apnéiques qui souffrent d’obstruction nasale. L’objectif de cette intervention est alors d’améliorer/de permettre l’utilisation de la PPC chez la personne concernée.

Conclusion Apnée du sommeil Traitement

Il existe plusieurs traitements possibles pour solutionner un syndrome d’apnée obstructive du sommeil. En fonction du diagnostic, votre médecin vous indiquera le traitement le plus adapté à votre situation.

Vous pouvez d’ailleurs retenir que le traitement par pression positive continue est clairement le traitement de référence. Il traite en particulier les cas les plus graves.
Les orthèses d’avancée mandibulaire sont une solution très sérieuse qui fonctionne. De même que les traitements positionnels une fois que le diagnostic a confirmé que le problème est essentiellement en cas de sommeil sur le dos.

A noter qu’il n’existe actuellement aucun médicament efficace. En effet, ils ne permettent pas d’agir sur l’activité des muscles des voies aériennes supérieurs pendant le sommeil.

Apnée du sommeil traitement possible : vous connaissez maintenant toutes les solutions possibles à ce trouble du sommeil handicapant. Bien qu’assez connu, il reste plutôt mal dépisté.
Vous pensez en souffrir ? Renseignez-vous et allez consulter rapidement pour en avoir le cœur net. Si vous ne souffrez pas d’apnée mais que vous pensez passer de mauvaises nuits, nous avons écrit un article vous permettant de savoir si vous dormez bien.

Une fois qu’un syndrome d’apnées du sommeil est identifié, il se soigne très bien (si vous suivez le traitement évidemment). Si vous souhaitez aller plus loin pour comprendre et améliorer votre sommeil, Dreem utilise une technologie permettant de mesurer précisément le sommeil et vous aide à l’améliorer grâce à des programmes de coaching personnalisé.

Comment s’endormir plus vite ?

Pour dormir plus vite, exposez-vous à la lumière en journée.

Même en hiver, la lumière du jour est le plus puissant des “donneurs de temps” de votre horloge biologique.
Pour rappel, l’horloge biologique est l’un des deux mécanismes principaux qui provoquent l’envie de dormir le soir.
Elle est “réglée” par des “donneurs de temps” (lumière, température, heure des repas). Ces derniers lui permettent de se maintenir à la bonne heure.

Conclusion : ne perdez pas une occasion de vous exposer à la lumière en journée. Quelques minutes suffisent, par exemple pendant votre pause déjeuner. Et si votre mode ou lieu de vie ne le permet pas, vous pouvez également vous tourner vers les lampes de luminothérapie. Celles-ci aident à s’endormir plus facilement.

Pour dormir plus vite, éloignez-vous de vos écrans. (Oui vous le savez… mais savez-vous pourquoi ?)

Vous l’avez probablement entendu des dizaines de fois : en soirée, essayez de limiter la consommation des écrans lumineux dans l’heure précédant le coucher. Pourquoi ? Parce que ceux-ci émettent de la lumière bleue, tout comme la lumière solaire. Cette lumière est captée par des cellules spécialisées de la rétine. Celles-ci vont transmettre à votre organisme le message que c’est encore le jour… Résultat : différentes zones cérébrales responsables du maintien de l’éveil sont excitées, ce qui nuit considérablement à l’endormissement et à la qualité du sommeil en général.

Non, pas de sieste pour dormir vite le soir

Si vous avez des difficultés à vous endormir, vous aurez besoin de toute votre pression de sommeil au moment du coucher.

Pour rappel, la pression de sommeil est l’accumulation de substances hypnogènes (qui provoquent le sommeil) dans l’organisme au cours de la journée. C’est l’un des deux mécanismes principaux qui provoquent l’envie de dormir le soir (l’autre étant l’horloge biologique, cf. Conseil #1).

Une micro-sieste ou un début d’endormissement permet à votre cerveau de commencer à se débarrasser d’une partie de ces molécules hypnogènes accumulées. Certes cela vous redonne de l’énergie, ce qui est idéal si vous avez besoin de conduire ou que vous devez absolument finir quelque chose. Mais c’est plutôt contre-productif si vous tenez à vous endormir facilement le soir…

Faites baissez la température pour faciliter l’endormissement

Notre température corporelle fait partie des paramètres régulés par notre horloge biologique.
Elle diminue à partir de 19h pour atteindre son minimum vers 3h du matin. Cette baisse de température est indispensable à l’endormissement.

Comment la favoriser ? En réglant la température de votre chambre sous les 20°C. Ou bien… en prenant une douche ou un bain. On pourrait penser qu’au contraire, cela aurait plutôt tendance à réchauffer le corps : c’est vrai et faux.
Vrai dans les instants qui suivent la douche ou le bain en question, mais faux ensuite. La hausse de température s’ensuit d’une baisse automatique qui vous mettra dans les bonnes conditions pour dormir. Les spécialistes recommandent au moins 1h à 1h30 entre le bain et le coucher, pour laisser le temps à la température de redescendre.

Conclusion : une douche ou un bain 1h à 1h30 avant de dormir, mais surtout pas juste avant.

Comment s’endormir plus vite ? Portez des chaussettes au lit !

Cela peut paraître étrange, mais c’est prouvé : porter des chaussettes au lit accélère réellement l’endormissement. Pourquoi ? Avec la tête, nos mains et nos pieds sont nos principaux échangeurs de chaleur. En les maintenant au chaud alors que le reste du corps est plus frais, on augmente la vasodilatation de leurs capillaires sanguins, donc la surface d’échange avec l’extérieur.

On fait ainsi baisser la température corporelle, préalable indispensable à l’endormissement. Au final, dans une chambre fraîche, l’endormissement est deux fois plus rapide grâce à une simple paire de chaussettes.

Faites de l’exercice !

Comme la lumière, l’activité physique est un synchroniseur de l’horloge biologique. Faire du sport facilite l’endormissement en augmentant la pression de sommeil, soit l’accumulation dans notre corps de substances hypnogènes. Mais ce n’est pas tout : le sport a également un effet antidépresseur, très bénéfique à l’endormissement.

Une étude américaine a ainsi montré que 150 minutes d’activité physique modérée à intense par semaine diminue de 65% le risque de se sentir somnolent en journée. Réservez les sports intenses à la journée, et optez en soirée pour des exercices plus modérés comme le yoga ou des étirements pour éviter l’augmentation de votre température corporelle, néfaste à l’endormissement.

Respectez les Portes du Sommeil…

Malgré le côté accumulatif de la fatigue, il existe des périodes de la journée plus ou moins favorables, voire carrément défavorables, à l’endormissement. Les moments favorables sont appelés “Portes du Sommeil”.

Comment fonctionnent-elles ? L’alternance éveil/sommeil, en plus d’être réglée par l’horloge biologique sur un rythme de 24h, suit un autre sous-rythme : le rythme “ultradien”. Ce rythme se compose de cycles de 90 à 120 minutes qui impactent votre capacité de concentration et votre niveau d’énergie.

Au cours de la journée, vous allez donc ressentir des augmentations régulières de la somnolence, toutes les 2h environ.
En soirée, il s’agit de ne pas louper ce créneau, où il est plus facile de s’endormir.
Parce qu’ils sont personnels, il vous faudra apprendre à en reconnaître les signes avant-coureurs, de la difficulté à se concentrer aux premiers bâillements après une période alerte.

Pas d’excitants en seconde partie de journée pour trouver le sommeil

Plus vous avez des difficultés à vous endormir, plus il est conseillé d’éviter la consommation d’excitants (thé, café, boissons sucrées). Et ce, dès 8h avant le moment du coucher si vous faites parties des personnes sensibles à la caféine. Fini le petit café de fin d’après-midi ! Car si les effets de la caféine atteignent leur pic au bout d’1/2h à 1h, chez certains ils peuvent perdurer jusqu’à 8h et plus après votre dernière tasse… Et donc perturber l’endormissement et la structure du sommeil.

comment s'endormir plus vite limiter le café

Optimiser son environnement de sommeil pour s’endormir plus facilement

  • Une température fraîche dans la chambre (entre 16 et 20°C) facilite la régulation de la température corporelle nécessaire à un bon endormissement et à un sommeil réparateur.
  • Assurez-vous d’être dans un environnement insonorisé, quitte à porter des boules Quies ou à utiliser un rideau phonique pour éviter tout bruit qui puisse vous empêcher de vous endormir, vous réveiller durant la nuit ou perturber votre sommeil.
  • De même, optez pour des rideaux occultants pour ne pas être dérangés par les lumières artificielles ou par l’aube qui pointe.
  • Enfin, investissez dans une literie de qualité, adaptée à votre morphologie et à votre position de sommeil. Un matelas ou un oreiller inadaptés peuvent provoquer des difficultés à l’endormissement et des micro-réveils causés par des douleurs ou engourdissements.

Installez une routine de coucher.

Lire quelques pages d’un livre, faire un peu de méditation ou quelques étirements… La mise en place d’une routine au moment du coucher permet d’associer fortement le lit au sommeil. Elle permet en outre de ne pas passer trop de temps éveillé dans son lit et de s’endormir ainsi plus facilement.

Il s’agit de conditionner le corps et l’esprit au sommeil, comme on le fait pour les enfants. Trouvez votre routine et tenez-vous y le plus possible ! En cas de réveil nocturne, la routine peut-être répétée.

Attendez d’être fatigué !

Chercher à dormir lorsqu’on n’en a pas envie est source de rumination et d’angoisse. Cela n’aidera définitivement pas à s’endormir plus facilement.
Si le sommeil se fait attendre, lisez quelques pages ou choisissez une activité calme. Celle-ci vous empêchera de penser au fait que vous ne dormez pas.

Si, après 20 minutes, l’endormissement ne vient toujours pas, sortez de la chambre pour ne pas l’associer à un état d’éveil. Continuez à vous occuper calmement. Cette activité nocturne augmentera votre pression de sommeil jusqu’à ce que vous vous sentiez prêt à vous rendormir. Il sera alors possible de s’endormir plus facilement.

Dernière astuce pour s’endormir plus facilement : repoussez l’heure de votre coucher.

De façon contre-intuitive, restreindre le temps passé au lit permet de traiter l’insomnie. Il permet en outre de s’endormir plus facilement par la suite. En effet, en décalant l’heure de coucher, vous allez augmenter la pression de sommeil, et faciliter ainsi l’endormissement.

Sommeil et rentrée, comment reprendre le rythme ?

Sommeil et rentrée – Les vacances, c’est le moment idéal pour rallonger son temps de sommeil/récupérer d’une dette de sommeil. Peut-être avez-vous vous-même profités de l’occasion pour tester votre besoin naturel de sommeil avec notre test pour connaître votre profil de sommeil ?

Mais maintenant, la rentrée approche à grand pas (elle est déjà là pour certains…), et nous allons donc vous donner quelques conseils pour reprendre le rythme et préserver votre sommeil en vue de la rentrée. Alors Sommeil et Rentrée : comment reprendre le rythme ?

Tous les ans, c’est la même chose… à l’approche de la rentrée, il faut reprendre le rythme, et notamment recaler ses horaires de sommeil. Finies les grasses matinées en semaine. Sortir du lit pour reprendre le chemin de l’école ou du travail vous semble compliqué ? C’est normal. Votre rythme des vacances est confortablement installé et votre horloge interne a besoin de se recaler. Découvrez nos conseils afin de débuter cette rentrée avec le plein d’énergie.

Les vacances, un phénomène de « jet lag social » qui décale notre rythme

Les vacances sont l’occasion de changer de rythme ! On profite de la famille et des amis pendant les belles soirées d’été. On récupère notre sommeil en retard. De toute façon, sans contraintes horaires le matin, pas besoin de mettre le réveil. Du coup, lever plus tard, coucher plus tard : on décale notre rythme d’activité et de sommeil.

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Ce décalage n’est pas sans incidence sur notre horloge interne, en particulier au moment de reprendre le rythme de la rentrée. En effet, notre horloge biologique s’adapte lentement aux changements horaires (elle se recale d’une heure par jour en moyenne). Si vous vous êtes décalé de plusieurs heures (heure de coucher et de lever), vous subissez de fait un phénomène de « jet lag social » à la rentrée.
Le réveil sera alors plus compliqué pendant quelques jours.

Sommeil et Rentrée – Recaler progressivement son sommeil

Pour bien reprendre le rythme, faciliter le réveil et maximiser votre début de journée, vous pouvez aider votre horloge interne à se recaler. Véritable donneur de temps de notre organisme, elle utilise des « synchroniseurs » pour se remettre à l’heure et nous dicter nos rythmes. Utilisez ces synchroniseurs à votre avantage, c’est reprendre le rythme plus facilement :

  • La lumière naturelle est le principal synchroniseur de notre horloge interne. Pour mieux vous réveiller, ne fermez pas complètement vos volets. Fin août, le soleil se lève vers 7h. Vous pouvez donc vous réveiller naturellement et progressivement avec la lumière du jour. Une fois debout, n’hésitez pas, là encore, à vous exposer à la lumière du jour pour gagner en énergie.
  • Tout comme la lumière, mais dans une moindre mesure, l’heure des repas aide à synchroniser votre horloge biologique. Veillez donc bien à faire vos 3 repas par jour, à horaire régulier.
    Ne pas sauter le petit-déjeuner permettra de donner le signal du début de journée à votre horloge interne. Le réveil sera facilité les jours suivants

    sommeil et rentrée

Pensez à soigner votre sommeil

Après de bonnes vacances, vous êtes bien réposé, mais le stress de la rentrée n’est pas loin. Ne tombez pas dans le piège ! Pour reprendre du bon pied, continuez à soigner vos nuits et la qualité de votre sommeil. Pour ce faire, voilà quelques conseils :

  • Ne prenez pas votre dîner trop tard ! Finis les apéros à 21h et les diners à 22h ! On recommande un minimum de 3 heures de digestion avant de se mettre au lit. Pour rappel, plus votre repas sera copieux, plus votre temps de digestion sera rallongé. Or la digestion perturbe l’endormissement.
  • Méfiez-vous des écrans : La lumière bleue produite par vos écrans stimule/synchronise notre horloge biologique. S’y exposer le soir a donc pour conséquence de décaler malgré nous notre heure d’endormissement. Eviter l’exposition aux écrans (tablettes, smartphones…) avant de vous coucher.
  • Reprenez votre routine : Brossage de dents, douche tiède, tisane, lecture… ces différentes étapes répétées quotidiennement créent un conditionnement mental bénéfique. Cela permet d’indiquer à votre organisme qu’il est temps d’aller se coucher pour trouver le sommeil.
  • Dormez suffisamment ! Histoire de réattaquer en forme, ce n’est pas la peine de vous précipiter à cultiver votre dette de sommeil. Alors, prenez de bonnes résolutions pour la rentrée, et mettez-vous au lit de bonne heure !

Pour la rentrée, l’essentiel est d’adopter une routine saine pour améliorer son sommeil de manière efficace. Le bandeau Dreem a été fait pour cela. Il mesure précisément votre sommeil et l’évalue pour fournir des programmes sur-mesure basés sur vos nuits afin de les améliorer sur la durée.

Sommeil et rentrée – Le cas particulier du décalage horaire

Vous avez traversez la planète pour vos vacances ? On ne vous plaindra pas, mais vous ne pourrez pas éviter l’impact du décalage horaire sur notre horloge interne à votre retour…

Se remettre d’un décalage horaire prend plusieurs jours (1 jour par fuseau horaire en fait en moyenne, puisque l’horloge biologique s’adapte d’une heure par jour). L’important est de se réadapter le plus rapidement possible à votre nouvelle heure. Il est néanmoins possible de remédier au décalage horaire afin de réduire ses effets. Vous pouvez appliquer les conseils précédemment évoqués afin de recaler progressivement votre sommeil à l’heure locale.

A noter : la prise de mélatonine (en complément alimentaire) peut être utile pour lutter contre les effets du décalage horaire. Elle sert par contre uniquement à avancer notre horloge interne, soit seulement dans le cas d’un voyage vers l’Est.

sommeil et rentrée

Les bienfaits de la sieste

Quels sont les bienfaits de la sieste ? Redoutée par les plus petits, adulée par les plus grands, ce concept reste encore trop stigmatisé en France et surtout dans le monde professionnel. Nous sommes tous atteints du petit « coup de barre » juste après manger. Sentiment renforcé lorsque l’on doit directement enchaîner sur une réunion ou un rendez-vous.

Aujourd’hui, la sieste est associée (à tort) à la fainéantise et souvent taboue au travail malgré tous les bienfaits que celle-ci procure.

Alors comment faire pour pallier cette baisse de performance ? Commencer par écouter son corps et lui donner ce dont il a besoin, à savoir : du repos. Par la suite, les bénéfices de la sieste se feront sentir à coup sur.

bienfaits de la sieste dreem

La sieste, qu’est-ce que c’est ?

Étymologiquement, ce mot se traduit par le latin sexta, qui signifie « la sixième heure du jour ». Soit la sixième heure après le réveil. Le moment où nous en avons le plus besoin ?

La sieste provient avant tout d’un besoin physiologique !

En effet, température interne et vigilance sont directement liées. Lors d’une baisse de notre température interne, notre métabolisme ralentit, notre vigilance est donc moins bonne. C’est un peu comme si nous rentrions en phase de micro hibernation.

Comme la nuit, la baisse de notre température interne démontre un besoin de sommeil en début d’après-midi.

Une idée reçue qui malheureusement n’est pas vraie, ce n’est pas la digestion, mais notre horloge biologique qui est la cause de cette baisse de vigilance et donc de cette envie de dormir. D’ailleurs cette somnolence se ressent même sans avoir mangé.

Les bienfaits de la sieste

Preuve que la sieste est un sujet pris de plus en plus au sérieux, la NASA a réalisé une étude prouvant qu’une sieste de 26 minutes améliore le temps de réaction de 34%. Cette hausse de la réaction n’est pas son seul avantage, elle améliore également :

  • Les performances et la vigilance
  • La mémoire et la créativité
  • Réduit le risque d’accident et d’absentéisme
  • Réduit le risque d’infarctus
  • Et améliore l’humeur générale

Chez Dreem, nous sommes d’ardents défenseurs de la sieste. C’est pourquoi nous sommes les seuls à offrir un mode « Sieste » dont une des fonctionnalités sera de vous réveiller en fonction de votre durée de sommeil effective (et pas qu’en fonction de l’heure) ce qui augmentera les bienfaits de votre sieste.

Vous pourrez aussi optimiser la qualité de votre sommeil durant la sieste grâce aux stimulations de sommeil profond.

Quels sont les différents types de sieste ?

Il en existe trois types de sieste différents avec chacun des bienfaits. A vous de trouver celle qui vous convient le mieux, celle qui s’adapterait le plus à votre emploi du temps ou votre activité professionnelle.

La « flash » :

  • Moins de 5 minutes
  • Améliore la mémoire et l’attention

L’ « énergisante » ou « Powernap » :

  • 20 minutes maximum
  • Améliore la mémoire et la productivité

La « royale » :

  • 1h30 environ (soit un cycle de sommeil complet)
  • permet de récupérer d’une dette de sommeil profond

Ces trois types permettent de vous rebooster et ainsi combattre efficacement « le piquage de nez » sur vos claviers, vos dossiers et pendant les présentations Powerpoint de 14h00.

Comment bien faire la sieste énergisante ?

bienfaits de la sieste

Celle-ci nécessite 20 minutes de votre temps maximum.  Les adeptes de cette pratique se mettent en condition le plus souvent en début d’après-midi, en cas de somnolence au volant ou pour simplement gérer la privation de sommeil. C’est un bon compromis et peut être faite partout (voiture, bureau, salle de sieste…), peu importe votre fonction vous pouvez donc considérer la faire dans la journée.

Le principal étant de vous installer confortablement, au calme. Pour bien dormir, vous devez pouvoir poser votre tête.

Nos conseils pour optimiser votre future sieste énergisante :

  • mettez un réveil
  • utilisez des accessoires comme les oreillers de sieste, pour plus de confort

Vous n’y arrivez pas ?

  • essayez, cela s’apprend avec la pratique
  • somnoler suffit pour récupérer
  • plus on fait la sieste, plus on en bénéficie

À savoir :

  • Ne pas dormir longtemps permet d’éviter de tomber en sommeil profond
  • Il est très difficile de bien se réveiller lorsqu’on dort profondément : les effets de la sieste sont donc contre-productifs !
  • La sieste n’est pas conseillée dans des cas d’insomnie sévère

Les siesteurs les plus connus ? Dali, Napoléon, de Vinci et même Jacques Chirac.  Alors faites comme eux et passez à la sieste et profitez de ses avantages.

Les alternatives aux somnifères pour dormir

Face à l’insomnie, un grand nombre de nos concitoyens ont recours aux somnifères. Il s’en vend, en France, près de 200 millions de boîtes par an, mais à terme, ils peuvent avoir des effets secondaires. C’est pourquoi, il est important de faire un sevrage de somnifères. Bonne nouvelle, il existe des alternatives aux somnifères qui émergent. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles nous avons créé le bandeau Dreem : afin de proposer une alternative aux somnifères efficace et sans danger. C’est en effet tout à fait possible de lutter contre l’insomnie sans les somnifères.

Histoire des somnifères

Les plus anciens somnifères sont les « barbituriques« . Ils ont été découverts au début du XXe siècle. Aujourd’hui reconnus comme hautement toxiques, ils ne sont presque plus utilisés.

frise chronologique somnifères

Les “benzodiazépines” étaient jusqu’à peu les somnifères les plus utilisés. Ces molécules ont des propriétés anxiolytiques et sédatives. Elles diminuent l’activité neuronale globale et provoquent l’endormissement.

Mais comment fonctionnent ces molécules ? D’abord, un petit rappel.  Il existe un messager chimique très répandu dans le cerveau, dont le rôle est de se fixer sur les neurones pour diminuer leur activité. C’est le GABA. Neurotransmetteur inhibiteur de référence, il ralentit la transmission nerveuse et évite une hyperactivité neuronale (l’anxiété est une hyperactivité neuronale). Il favorise ainsi le calme et la relaxation.

neurone pré-synaptique fonctionnement somnifère

En tant que neurotransmetteur, le GABA est libéré par un neurone et se fixe sur les récepteurs GABA d’un autre neurone. En s’y fixant, il déclenche l’ouverture du “canal Chlore” au milieu du récepteur. Les ions Chlore, naturellement présents dans le liquide extracellulaire, vont alors emprunter ce canal et pénétrer à l’intérieur du neurone. Chargés négativement, ces ions modifient la charge électrique du neurone. Ainsi polarisé, celui-ci devient moins “excitable”, car moins sensible aux autres stimulations. Son activité ralentit : il est inhibé.

Et les benzodiazépines, dans tout ça ? Les benzodiazépines ont le pouvoir de se fixer aussi sur les récepteurs GABA (sur un site de réception tout proche de celui du neurotransmetteur GABA).

Ce faisant, elles amplifient l’action du neurotransmetteur GABA : en augmentant la fréquence d’ouverture du canal Chlore, elles permettent à davantage d’ions Chlore de pénétrer à l’intérieur du neurone. Cela diminue donc plus fortement l’activité neuronale ! Plus un individu absorbe de benzodiazépines, plus l’inhibition du système nerveux est forte.

Quelle est l’efficacité de ces somnifères ?

Les benzodiazépines induisent et maintiennent le sommeil. Parce qu’elles persistent longtemps dans le corps, elles sont également utiles pour lutter contre les réveils nocturnes.

Voici les effets secondaires qui existent cependant :

  • diminution de la quantité de sommeil profond et de sommeil paradoxal
  • problèmes de somnolence et de vertiges en journée
  • risques accrus de dépression et de pertes de mémoire
  • dépendance physique accompagnée d’une forte composante psychologique, et ce même avec des doses dites thérapeutiques ou un traitement de courte durée.

Comment effectuer un sevrage de somnifères ?

D’autres molécules ont donc été développées pour essayer de réduire ces effets secondaires. Elles fonctionnent sur le même mode que les benzodiazépines, c’est-à-dire en interagissant avec le récepteur GABA.
Citons notamment le zolpidem (Stilnox), efficace contre l’insomnie d’endormissement, ou les molécules appelées les “anti-orexines” (Belsomra), qui limitent les réveils nocturnes.

On privilégie aujourd’hui ces molécules, au point que celles-ci prennent la tête du marché. Mais la découverte d’effets secondaires n’est qu’une question de temps. Récemment, une étude indiquait d’ailleurs la persistance du zolpidem dans le sang le matin. Cela entraîne des pertes de vigilance qui sont d’autant plus dangereuses qu’aucun signe avant-coureur ne les annonce. Les femmes, qui évacuent moins rapidement les toxines, seraient particulièrement à risque.

Les recherches se poursuivent donc pour trouver des somnifères qui donneraient un sommeil de structure naturelle, sans effet secondaire. Le mieux restant d’effectuer un sevrage de somnifères complet et de se tourner vers des méthodes naturelles.

La mélatonine comme sevrage de somnifères ?

Très à la mode en ce moment, la mélatonine est une hormone fabriquée naturellement par notre corps. Parfois appelée “hormone du sommeil”, elle réagit à la lumière. De plus, c’est l’organisme qui la produit principalement la nuit.

Synthétisée et vendue sous forme de comprimés, on l’utilise aujourd’hui pour lutter contre l’insomnie. L’avantage est qu’elle n’a pas d’effet sédatif comme les somnifères et peut donc apparaitre comme une sevrage au somnifère pertinent.  Mais malheureusement, des doutes subsistent.

mélatonine sevrage somnifère

Ce sevrage à base de mélatonine est-il vraiment efficace ?

Si certaines études démontrent une claire amélioration de l’endormissement chez leurs volontaires, ce n’est pas le cas de toutes. En effet, la prise de mélatonine semble plus efficace quand sa présence dans le corps est au plus bas, soit dans l’après-midi et tôt en soirée. C’est-à-dire à des moments où il n’est pas encore l’heure de dormir. Dommage pour le sevrage des somnifères…
En fait, la mélatonine est surtout une hormone de régulation des rythmes biologiques (dont le sommeil), elle est surtout utile pour les troubles du sommeil causés par de mauvais rythmes biologiques : décalage horaire ou travail de nuit, par exemple. Ou bien encore, chez la minorité de personnes (souvent des sujets âgés) qui n’en produisent pas assez naturellement, ou pas au bon moment.

Sur sa sûreté : elle entrerait en interaction avec d’autres traitements médicaux, comme les anticoagulants. Aujourd’hui encore, nous connaissons mal ses effets sur le long-terme. Il faut donc nécessairement en faire un usage limité dans le temps.

La Thérapie Cognitive et Comportementale comme sevrage des somnifères

Comme sevrage des somnifères et solution à l’insomnie, la Haute Autorité de Santé (HAS) met en avant a Thérapie Cognitive et Comportementale (TCC). Le principe est simple : restructurer son sommeil en profondeur. En effet il va falloir changer vos habitudes comportementale pour réapprendre à dormir et travailler sur les associations lit-sommeil. Ces thérapies existent depuis plus de 20 ans et sont reconnues au sein de la communauté médicale et scientifique. Elle comporte plusieurs phases qui en 6 à 8 semaines vont vous réapprendre à dormir et vous permettre de vous sevrer définitivement des somnifères à termes.

Sevrage de somnifères : nos conclusions

Dans tous les cas, les somnifères s’attaquent aux symptômes et non à la cause de l’insomnie. S’ils s’avèrent utiles en cas d’insomnie aiguë et ponctuelle, nous ne les conseillons pas sur le long-terme. La prise de molécules qui modifie le fonctionnement de nos processus neuronaux est en effet loin d’être anodine. L’insomnie chronique nécessite avant tout un travail de fond sur nos habitudes de sommeil. Et même ponctuellement, il existe d’autres solutions que les médicaments pour mieux dormir.

Pour améliorer son sommeil, il faut d’abord le comprendre. Le bandeau Dreem 2 va analyser votre sommeil précisément et vous recommander des programmes inspirés de la thérapie cognitive et comportementale pour vous aider à diminuer votre temps d’endormissement, vos réveils nocturnes et votre fatigue en journée. En plus, il vous accompagne tout au long de la nuit avec des fonctionnalités audios visant à vous relaxer et vous endormir plus rapidement, améliorer la qualité de votre nuit et vous réveiller au moment optimal.

Bien dormir en faisant des beaux rêves

Beaucoup de gens pensent que si on a rêvé c’est qu’on a bien dormi. Mais est-ce vrai ? Les rêves sont-ils le signe d’un sommeil de bonne qualité ? Et, à l’inverse, est-ce que le fait de ne pas rêver signifie que l’on dort mal ? Un lien existe bien entre les rêves et notre état d’éveil. Mais cette croyance n’est pas tout à fait exacte pour autant. Pour bien comprendre, nous allons vous expliquer comment fonctionnent les cycles de sommeil et le lien qu’il y a entre les rêves et notre état de forme au réveil. 

Les cycles de sommeil et les rêves

Bien que notre corps soit quasiment à l’arrêt pendant notre sommeil, notre cerveau, lui, reste pleinement actif. Il continue notamment d’assurer le bon fonctionnement des activités vitales de notre corps (respiration, digestion, récupération musculaire, etc.) ou encore de traiter toutes les informations reçues dans la journée. Notre sommeil est en fait composé de plusieurs cycles de sommeil d’environ 90 minutes chacun. Chaque cycle est lui-même composé de 5 stades de sommeil, qui représentent en fait les différents états par lesquels notre corps et notre cerveau passent au cours du sommeil. Le sommeil paradoxal, c’est-à-dire le sommeil des rêves, apparaît lui en fin de cycle de sommeil. Il débouche alors soit sur un nouveau cycle de sommeil (si l’on est au milieu de sa nuit), soit sur l’éveil naturel, car c’est un stade de sommeil très léger, duquel on sort facilement.

cycle de sommeil rêves

Si on a rêvé, c’est qu’on a bien dormi

Les gens pensent que les rêves riment avec un sommeil de bonne qualité. C’est tout simplement dû au moment où ils se réveillent. En effet, le sommeil paradoxal (sommeil des rêves) est le sommeil dit le plus « léger ». C’est le moment où l’on est le plus apte à se réveiller. De ce fait, il est beaucoup plus facile de sortir du lit si l’on était dans ce stade sommeil. On a en outre l’impression que le sommeil a été de bonne qualité car on se réveille facilement.

  • Pour faire simple : Rêves (Sommeil paradoxal) => Sommeil léger => réveil facile => « si on a rêvé c’est qu’on a bien dormi »

A l’inverse, le sommeil lent profond est un sommeil pendant lequel on rêve beaucoup moins. C’est également le moment le plus difficile pour se réveiller. Celui-ci débouche sur des difficultés à sortir du lit car ce n’était pas le bon moment. C’est pour ça que, chez Dreem, nous avons développé une fonctionnalité de réveil intelligent : vous choisissez une fenêtre de 20 minutes durant laquelle vous souhaitez être réveillé. Le bandeau se chargera de vous réveiller au moment où vous êtes dans une phase de sommeil paradoxal ou léger, et non en phase de sommeil profond, pour éviter ce qu’on appelle l’inertie du sommeil ! Le bandeau est capable de détecter cela grâce à ses 5 capteurs EEG qui mesurent votre activité cérébrale durant votre sommeil.

bien dormi

Alors, rêves = bon sommeil ?

Pour conclure, les rêves ont effectivement un  rapport avec le fait de se réveiller plus facilement. En effet, comme nous l’avons vu, notre sommeil est alors plus léger. Néanmoins, cela ne signifie pas que notre sommeil a été de bonne qualité. Par exemple, si l’on ne faisait que du sommeil paradoxal, il serait facile de se réveiller à n’importe quel moment. Notre corps ne profiterait pas des bienfaits du sommeil lent profond et notre horloge biologique serait déréglée très rapidement.

Les positions dans le lit pour mieux dormir

Vous cherchez la meilleure position pour dormir ? Dans un sens, dans l’autre, vous les avez peut-être déjà toutes essayées ? Saviez-vous que certaines positions favorisent l’endormissent et vous aident donc à trouver le sommeil plus rapidement. Tout le monde semble avoir un avis sur la question (et une position préférée) : il faut dormir du côté gauche, sur le dos … ou encore, dormir sans oreiller.

Nous nous sommes donc mis en quête de trouver la meilleure position pour dormir !

Les positions d’endormissement

Sur le dos :

  • Les + : C’est une bonne position à la fois pour la colonne vertébrale et pour la nuque.
  • Les – : Dormir sur le dos favorise les ronflements ainsi que les apnées du sommeil (pour les personnes concernées)

Sur le ventre :

  • Les – : Cette position nous oblige à tourner la tête et peut s’avérer très douloureuse pour le haut du corps (cou, tête et épaules).
  • Les + : On cherche encore …

Dormir sur le côté :

  • Les + : Réduit la pression imposée à la colonne vertébrale.
  • Les – : Le fait de dormir sur le côté exerce une pression importante sur les hanches. Petite astuce : placer un oreiller entre les genoux aide énormément à redresser la colonne.

Existe-il vraiment une meilleure position pour dormir ?

Pas vraiment ! De façon générale, nous pouvons dormir sur le côté ou sur le dos, mais dormir sur le ventre reste la position à éviter.

un exemple de position pour bien dormir ?

Cependant, la meilleure façon de dormir est celle où votre corps subit le moins de tensions. Inspiré de ce principe, la chaise zéro gravité a vu le jour. Elle permet une répartition égale du poids du corps sans créer la moindre tension. Cette chaise, au design élégant, rappelle l’effet d’apesanteur qui pourrait en surprendre plus d’un.

En bref, avec ou sans chaise, la meilleure position pour dormir reste celle où vous sentez le mieux.

A noter également, les bienfaits d’une bonne respiration pour favoriser l’endormissement. La respiration est au cœur de nombreuses techniques pour vous aider à dormir : la respiration carré, les utilisateurs de Dreem utilisent aussi la respiration dîtes 4-7-8 …

Exercices de respiration : comment se détendre avant de dormir ?
Voir aussi

Le principe étant de focaliser votre attention sur votre respiration afin de ne plus penser à ce qui vous empêche de dormir. Mais, la respiration peut également intervenir pour vous aider à mieux dormir. Ainsi, il est intéressant de savoir que nous avons un cycle respiratoire qui change régulièrement. Il alterne tous les 90 minutes environ. Pendant ces 90 minutes, une narine est plus active que l’autre. Puis, après 90 min, le cycle s’inverse et se répète.

Pourquoi ne pas tenir compte de cela pour s’endormir ? Préférez le côté où l’inclinaison de la tête est favorable à une bonne respiration, c’est à dire du côté de la narine la moins active. Pour ce faire, placez votre doigt sous votre nez, inspirez puis expirez. Vous allez rapidement identifier la narine active, endormez-vous du côté opposé, votre respiration sera facilitée.

Une position, plusieurs interprétations !

« Dis-moi comment tu dors, je te dirais qui tu es ! » En quelques clics, vous trouverez facilement votre « horoscope du sommeil » sur internet. Vous savez, ces articles qui prétendent déterminer votre caractère ou vos préoccupations actuelles, d’après votre position d’endormissement.

Traduction pour les adeptes de l’horoscope : 41% des personnes s’endorment selon la position type du Fœtus, sont en grande demande affective ou voudraient retourner en enfance. Pour en apprendre plus sur ces interprétations de position, nous avons sélectionné quelques sites : La position de sommeil en dit long sur votre couple | Les positions de sommeil ce qu’elles disent de vous…

Plus sérieusement, cette étude du professeur Chris Idzikowko démontre que la majeure partie des personnes dorment sur le côté, très peu dorment sur le ventre ou sur le dos. Et vous, dans quelle position dormez-vous ?



Dormir le jour ou on sera mort ? Explications

« Je dormirai quand je serai mort ». Qui n’a jamais entendu cette phrase ? Retour sur une expression très populaire, ses origines et ce qu’elle implique !

Je dormirai quand je serai mort : les origines de l’expression

« Je dormirai quand je serai mort » est une expression populaire. Elle induit que le repos est une perte de temps, que nous aurons tout le temps de nous reposer une fois la mort venue, et qu’il faut profiter de chaque minute. Ses origines ne sont pas si anciennes ; il semblerait que Warren Zevon ait popularisé cette expression. Elle est connue notamment grâce à l’une de ses chansons « I’ll Sleep When I’m Dead » (Je dormirai quand je serai mort en français).

Cette expression viendrait du fait qu’il était sujet à la dépression et qu’il refusait de se reposer préférant la scène, la drogue et l’alcool. C’est donc à cette star américaine du rock des années 80 que nous devons l’expression « je dormirai quand je serai mort ». Warren Zevon, lui, dort depuis le 7 Septembre 2003. Passée depuis longtemps dans le langage courant, l’expression a depuis été reprise par les gens qui refusent de se reposer pour ainsi entretenir l’illusion de plus profiter de la vie. Mais est-ce que moins dormir pour plus profiter de la vie est vraiment la solution ?

je dormirai quand je serai mort

Je dormirai quand je serai mort : pourquoi ce n’est pas une bonne idée

En réalité c’est une très mauvaise idée. Certaines personnes peuvent penser que le sommeil est une perte de temps. Mais si nous passons 1/3 de notre vie à dormir, c’est bien qu’il y a une raison. Lorsque vous dormez, vous permettez à votre corps et à votre cerveau de se régénérer. Le sommeil est très important pour le bon déroulement d’une journée. Le fait de négliger de se reposer peut avoir des conséquences néfastes sur votre santé. En effet, le manque de sommeil peut faciliter l’apparition de maladies. Il peut par exemple être un facteur d’obésité, augmenter les risques de maladies cardiovasculaires, voire même d’après certaines études être une des causes de la maladie d’Alzheimer.

Pour en savoir plus, jetez un œil à notre article dormir, le secret d’une bonne santé. En résumé, « je dormirai quand je serai mort » est la maxime des gens qui refusent de se reposer pour pouvoir profiter de la vie. Pourtant, ils ne peuvent pas profiter de la vie parce qu’ils sont fatigués… Vous voyez ou je veux en venir ? Pour conclure, « dormir quand je serai mort » est une mauvaise idée. Notre corps a besoin de 8 heures de sommeil par nuit en moyenne. C’est ce que nous vous recommandons pour être en forme et ainsi, mieux profiter de vos journées !

je dormirai quand je serai mort

25 idées reçues sur le sommeil

« Qui dort dîne », « Les heures de sommeil avant minuit comptent double », ou encore « Compter les moutons aide à trouver le sommeil »… Les idées reçues sur le sommeil sont nombreuses et il est parfois difficile de démêler le vrai du faux. Certaines fausses idées sont tellement anciennes, elles remontent même parfois jusqu’au Moyen-Âge, qu’elles sont considérés comme avérées. Or, les récentes découvertes scientifiques nous aident à mieux comprendre le sommeil et viennent ainsi bouleverser certaines croyances établies.

Pour vous, nous allons donc passer en revue les idées reçues sur le sommeil les plus populaires. Au fur et à mesure, nous allons faire ainsi toute la lumière sur tous ces préjugés en vous expliquant leurs origines et également en analysant leur véracité. Vous saurez donc tout sur le sommeil et ses idées reçues dans la suite de cet article.

dées reçues sur le sommeil

Quelles sont donc ces idées reçues ?

1. Le sommeil avant minuit compte double

2. Il faut dormir 8 heures par nuit pour être en forme

3. Alcool et sommeil : la combinaison idéale pour bien récupérer

4. J’ai raté le train du sommeil

5. Compter les moutons aide à trouver le sommeil

6. Si on a rêvé, c’est donc qu’on a bien dormi

7. Qui dort dîne

8. La nuit porte conseil

9. Je dormirai quand je serai mort

10. L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt

D’autres idées reçues sur le sommeil …

11. « Moi je ne rêve jamais »

12. La digestion donne envie de dormir en début d’après-midi

13. « Moi je ne peux pas faire la sieste, ou alors je dors 3h »

14. Pour bien dormir, la chambre doit être bien chauffée

15. Les femmes ont les pieds froids, surtout le soir

16. J’ai bien dormi, car je ne me suis pas réveillé de la nuit

17. Je dors très bien, car je m’endors très rapidement

18. Dormir fait grandir

19. La privation de sommeil peut être mortelle

20. Si on meurt au cours d’un rêve, on décède alors dans la vie réelle

21. On dort mieux la tête au nord

22. Il ne faut jamais réveiller un somnambule, car c’est très dangereux !

23. Notre corps est quasiment à l’arrêt pendant que nous dormons

24. Faire du sport aide à mieux dormir

25. Regarder la télé m’aide à m’endormir

s'endormir facilement idées reçues sur le sommeil

Les idées reçues sur le sommeil : conclusion

En conclusion, les idées reçues sur le sommeil sont, comme pour beaucoup d’idées reçues, toujours à mi-chemin entre la vérité et la désinformation. Beaucoup de ces préjugés ont été indéniablement établis par manque de connaissance à une époque où les moyens techniques n’étaient pas aussi avancés que maintenant. Peu à peu, elles sont même devenues de véritables croyances populaires. Les découvertes scientifiques ont cependant permis de bien mieux comprendre le corps humain ainsi que son fonctionnement, tels que les rythmes biologiques ou encore la composition du sommeil. Cela permet ainsi démêler le vrai du faux.

Néanmoins, on s’aperçoit que si certaines croyances n’étaient pas tout à fait exactes, elles étaient malgré tout vraies dans leur contexte. Le manque de connaissance sur le sommeil en général amène bien souvent à des erreurs d’interprétation sur le pays des rêves. Vous savez désormais ce qui est vrai et également ce qui ne l’est pas à propos du sommeil.